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Soutien et mémoire

Dimanche 2 octobre 2011 7 02 /10 /Oct /2011 16:12

 

 

operateur radio resistance 

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2012 marque le 70e anniversaire de la création de l’arme des Transmissions. Elle s’est détachée du Génie en 1942 d’où son emblème, une cuirasse surmontée d’un « T ».

Cette année riche en célébrations (cf. lien vers le site dédié : http://www.appat.org/70ans/) permettra tout d’abord d’honorer le sacrifice des anciens.

Ainsi, le 8e régiment de transmissions, héritier du 8e régiment du génie et à l’origine des régiments de transmissions actuels, a enregistré à lui seul 1500 sapeurs-télégraphistes tués et 6000 blessés pendant la Première Guerre mondiale.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, l’action de son personnel a permis de relier de nombreux réseaux métropolitains de résistance à Londres puis à Alger. L’engagement sans faille des membres du régiment, à l’image du chef de corps qui sauva le drapeau à l’automne 1942, vaudra l’inscription sur ce dernier de « RESISTANCE 1940-1944 », titre de gloire que le 8e RT est le seul à détenir dans toute l’armée de Terre.

« Unité de rattachement de tous les sapeurs télégraphistes de la guerre de 1914-1918, berceau de la télégraphie militaire, s'est acquis des titres exceptionnels pour sa participation à la Résistance dès 1940. A réussi à soustraire à l'ennemi un important matériel radio dont une partie a été envoyée aux troupes d'Afrique française du Nord, ou livrée aux organisations des Forces françaises de l'intérieur. Dès 1943, a mis en place et assuré le fonctionnement d'appareils radio dans plusieurs PC clandestins. Au cours des actions accomplies, de nombreux officiers, sous-officiers et hommes de troupe ont payé de leur mort ou de la déportation l'activité déployée au profit de la Résistance. A enfin assuré l'instruction de nombreux spécialistes et permis ainsi le recomplètement des unités de transmissions de la Ire armée française dès la Libération du Territoire. ».

Au-delà du recueillement, cet anniversaire permettra également de rassembler tous les professionnels des systèmes d’information et de communication militaires, quel que soit leur arme d’appartenance.

En effet, les SIC ont plus que jamais un rôle crucial à jouer pour le succès de nos armes. La maîtrise de la disponibilité, de l’intégrité et de la confidentialité de l’information échangée devient de plus en plus délicate avec la dématérialisation des supports, la très forte augmentation du volume à traiter et de la vitesse de circulation.

Beaucoup de défis à relever en perspective !

 

Par Patrice HUIBAN - Publié dans : Soutien et mémoire
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Jeudi 28 juillet 2011 4 28 /07 /Juil /2011 17:50

 

 

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Pour une armée, la qualité et le nombre de ses systèmes d’information et de communication (SIC) déterminent sa capacité à jouer les premiers rôles, c’est-à-dire à prendre le commandement d’une coalition internationale.

 

C’est pourquoi nos armées maintiennent un effort conséquent dans ce domaine afin de permettre à la France de conserver un rang enviable dans les affaires militaires.

 

Dans ce cadre, comme chaque année, l’École des transmissions organise le symposium des SIC qui aura lieu le jeudi 29 septembre 2011 à Cesson-Sévigné près de Rennes.

 

Cette manifestation a un double objectif :

-          le matin, faire un point de situation sur les évolutions et perspectives du domaine aux niveaux stratégique, opérationnel, technique et humain par le biais de grands décideurs du ministère de la Défense ;

-          l’après-midi, partager les points de vue sous la forme de tables rondes sur des thèmes d’actualité comme l’évolution des menaces cybernétiques ou la place des SIC dans le management de l’information, le tout en mêlant experts militaires et civils provenant de l’enseignement supérieur, de l’entreprise et de l’administration.

 

L’accès à cette manifestation se faisant sur invitation, vous pouvez en solliciter :

 

en contactant le secrétariat de l’École au 02 99 84 32 12 ;

 

ou via l’onglet « Écrire un commentaire » en bas de cet article en laissant votre adresse postale.

 

Patrice HUIBAN.

 

Par Patrice HUIBAN - Publié dans : Soutien et mémoire
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Mercredi 25 mai 2011 3 25 /05 /Mai /2011 22:35

 

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A l'heure où la Côte d'Ivoire retrouve la paix , de façon durable espérons-le, rendons hommage à nos 12 soldats tombés sur ce théâtre d'opération et aux dizaines de blessés depuis l'interposition des forces françaises en 2002.

Leur sacrifice et l'engagement de la France dans cette région ont permis, pendant de longues années et dans un contexte politico-militaire très délicat, d'éviter un bain de sang de grande ampleure.

La France peut être fière de l'action de ses enfants à des milliers de kilomètres de leurs foyers.

 

Artilleur de 1ère classe Kevin ZIOLKOWSKI (26 ans) 40e RA

Sergent Laurent de RAMBURE (32 ans, 2 enfants) RICM

Brigadier-Chef Fabien RIVIERE 515e RT

Adjudant-Chef Philippe CAPDEVILLE (47 ans, 3 enfants) RICM

Brigadier-Chef Franck DUVAL (32 ans) 515e RT

Caporal Benoît MARZAIS (21 ans, 2 enfants) 2e RIMa

Caporal Emmanuel TILLOY (24 ans) 2e RIMa

Caporal-Chef Patelise FALEVALU (34 ans) 2e RIMa

Caporal David DECUYPERE (20 ans) RICM

Sergent-Chef François DELON (40 ans, 1 enfant) RICM

Adjudant-Chef Thierry BARATHIEU (42 ans, 3 enfants) RICM

Caporal Mickaël DUPRE 1er RIMa.

 

 

Patrice HUIBAN.

 

Par Patrice HUIBAN - Publié dans : Soutien et mémoire
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Lundi 23 mai 2011 1 23 /05 /Mai /2011 22:31

 

saint-cyr.org, le 22-05-2011.

 

11 novembre : commémoration de tous les morts pour la France

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Tel est bien le but de l’action collective engagée depuis maintenant six mois. Les échanges au sein du Comité d’entente et en marge de celui-ci ont permis de préciser encore ce qui est le plus important dans cette démarche visant à rendre hommage à tous les MPLF.

Le projet, porté par quarante associations représentant sensiblement plus d’un million d’adhérents, progresse. Porté à la connaissance d’élus il a suscité au moins 7 questions écrites de la part de députés ou sénateurs. Très récemment une délégation, que je conduisais, a été reçue au ministère de la défense et l’écoute a été de qualité. Nous sommes dans l’attente de la réaction et de la position du ministre de la défense et des anciens combattants.

Ce projet est totalement compatible avec une autre action en cours visant à ériger à Paris un monument aux morts en opérations extérieures, pour un hommage rendu naturellement le 11 novembre.

Pourquoi sommes-nous si nombreux à souhaiter maintenant cette Commémoration ? Très certainement parce que nous constatons de profonds changements dans notre société.

Que l’on prenne un repère il y a 15, 30 ou 50 ans force est de constater que les Français, en les considérant dans les rues des villes et villages, ne sont plus les mêmes. C’est une évidence. Dans le même temps les anciens combattants sont moins nombreux voire ont disparu comme ceux de la Première guerre mondiale. Ceux de l’Indochine et de l’Algérie vieillissent à leur tour. L’Armée n’a plus du tout la même implantation territoriale et a quitté bien des villes moyennes et même des départements entiers. Son volume a peut-être diminué de 70% en 30 ans. La conscription est suspendue depuis presque 15 ans. De très nombreux jeunes hommes et femmes ne savent plus trop quel peut être le prix de la liberté et de la défense des intérêts et ambitions de notre pays. C’est ainsi !

Les rassemblements patriotiques se font de nos jours plus difficilement, le plus souvent sans aucune présence militaire. Dans bien des villages, avec la disparition des harmonies locales, plus personne ne sait exécuter les sonneries « Aux Morts ». Les médias ne suivent plus « dignement » que le « 14 juillet » et le « 11 novembre ». La place faite au « 8 mai », en 2011, en est hélas l’illustration.

Pourtant depuis 50 ans l’Armée est engagée dans de multiples opérations et des hommes sont tombés pour la Patrie. Plus de deux cent mille soldats, marins, aviateurs et gendarmes sont devenus à leur tour des anciens combattants.

Pourtant la conscience qu’il faut faire quelque chose pour qu’une commémoration nationale soit décidée et votée n’a jamais été aussi forte chez beaucoup de Français. L’Entente soutenant le projet de commémoration et comprenant des associations aussi représentatives, aussi diverses, est réellement symptomatique de cet état d’esprit.

Alors je crois, avec tous les autres responsables des 40 associations, que la décision de commémorer tous les morts pour la France, partout dans le pays, est possible et ceci sans supprimer les autres commémorations, qui ont leur sens. Un vote consensuel est raisonnablement envisageable au Parlement.

La République pourrait commémorer, le 11 Novembre, la Victoire et la Paix, conformément à la loi du 24 octobre 1922, et désormais aussi tous les MPLF.

Le temps d’expliquer aux plus jeunes le sens de cette Commémoration nationale par la République, celui d’une présence plus visible de détachements militaires, et naturellement celui d’inscrire le nom de nos derniers morts pour la France sur le Monument aux morts de leur commune serait enfin venu.

A chacun d’aider à la réalisation de ce projet !

 

Général de corps d'armée (2S) Dominique Delort,

Président de La Saint-Cyrienne

 

Par Patrice HUIBAN - Publié dans : Soutien et mémoire
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Samedi 14 mai 2011 6 14 /05 /Mai /2011 12:05

 

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Parrainée par la Frégate de Défense Anti-aérienne (FDA) Forbin, la classe de 2nde "Turquoise" du lycée Notre-Dame de Saint-Germain-en-Laye a rendu visite à un autre bâtiment de la Force d'Action Navale (FAN) le jeudi 17 mars 2011 : l'Aconit. Ce sont 15 élèves qui ont ainsi découvert la frégate légère furtive de fond en comble, du pont d'envol à la passerelle, en passant par le centre opérations, la salle des machines et la plage arrière.

Les visiteurs ont tout appris des missions des Frégates de type La Fayette (FLF) : de la lutte anti-piraterie aux déploiements humanitaires, de la police en haute mer aux opérations de sauvetage, de la participation au groupe aéronaval aux opérations spéciales, de nombreuses perspectives qu'ils développent sur leur blog : http://turquoisesaularge.over-blog.com/article-les-turquoises-vous-presentent-la-flf-aconit-69690601.html

 

Le pôle Défense de l'Elan Nouveau des Citoyens tenait à saluer cette initiative, hélas trop rare, tendant à faire connaître une institution pilier du pays à de jeunes citoyens. On ne peut en effet s'appuyer uniquement sur les Journées Défense et Citoyenneté (JDC) pour mener à bien cette mission. Le Parcours citoyenneté, qui prévoit cette sensibilisation régulière, doit donc être mené de façon sans doute plus volontariste par notre ministère de l'Education qui, là comme ailleurs, doit retrouver son qualificatif de "nationale" pour combler un vide identitaire nourrissant les communautarismes de toutes sortes.

 

Patrice HUIBAN.

Par Patrice HUIBAN - Publié dans : Soutien et mémoire
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Samedi 9 avril 2011 6 09 /04 /Avr /2011 10:36

 

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Heureuse nouvelle ! Des élèves d'HEC et de l'ENA vont se joindre aux stagiaires de l'Ecole de Guerre pour se pencher sur

 

Le temps de la décision :
conjuguer l’urgence, la gestion du quotidien et l’anticipation à l’heure de la complexité.



Ils préparent ensemble la tenue d'un colloque sur ce thème à l'Ecole militaire le 28 avril prochain en partenariat avec, entre autres, la chaîne parlementaire.

Après le succès de la première édition, espérons que ce nouveau colloque entérinera le rapprochement de futurs décideurs afin de développer des synergies dans l'intérêt de notre bien commun : la France.

 

Pour en savoir plus et participer :

http://www.tempsdeladecision.fr/

 

Patrice HUIBAN.

Par Patrice HUIBAN - Publié dans : Soutien et mémoire
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Samedi 11 décembre 2010 6 11 /12 /Déc /2010 12:54

 

Un message pour nos militaires en OPEX

 

En ce mois de décembre 2010, près de 8.700 militaires français sont  loin de chez eux, de leur famille et de leurs proches amis.

 

Que ce soit en Afghanistan, au Liban, en Côte d’Ivoire, au Kosovo, au Tchad, au large de la Somalie, à bord des navires de la Marine nationale, ils veillent sur notre sécurité et remplissent les missions qui leur ont été confiées par le gouvernement français, parfois au péril de leur vie. Depuis le début de cette année, 20 militaires français ont payé de leur vie leur engagement au service des autres. Et l’on ne saurait oublier ceux qui, revenus en France gravement blessés, doivent mener un combat quotidien pour retrouver une vie normale.

 

Aussi, et à l’occasion des fêtes de fin d’année, pour témoigner votre soutien et votre sympathie à l’égard de ces hommes et de ces femmes qui ont choisi le métier difficile des armes pour servir les autres et leur pays, vous êtes invités à déposer un message sur cet espace. Ayons également une pensée pour leurs familles, dont certaines, malheureusement, ont perdu un des leurs au cours d’une opération extérieure.

 

Pour avoir accès au formulaire de commentaire qui vous permettra de déposer votre message, cliquez ici.

 

Si vous souhaitez laisser un message aux marsouins du 2e RIMa du Battle Group Richelieu en Afghanistan, vous pouvez vous rendre sur le site du régiment en cliquant ici.

 

Pour lire les messages déposés en 2009, cliquez ici.

 

Ils s’associent à l’opération « Un message pour nos militaires en OPEX » :

 

Secret Défense, par Jean-Dominique MerchetEgea, par Olivier KempfLe blog de Florent de St. V. Theatrum Belli Pour Convaincre, la vérité ne peut suffire Pour Blog du Club Participation et progrès Blog Elan Défense

 

Par Patrice HUIBAN - Publié dans : Soutien et mémoire
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Vendredi 10 décembre 2010 5 10 /12 /Déc /2010 22:04

Le Monde.fr, 07-12-2010.

 

Blessés pour la France.

 

Depuis 2001, 250 soldats français sont revenus mutilés d'Afghanistan. Ces soldats grièvement blessés témoignent parfois douloureusement des réflexions de certains de leurs proches à leur retour : "pourquoi es tu parti là bas, ça ne sert à rien" s'est entendu dire Mickael Fonder 35 ans du 6eme RCS, qui a perdu l'avant bras gauche et a la main droite sévèrement mutilée. pour se reconstruire, avec sa femme ils s'accrochent. Un bébé est né depuis l'accident. Il veut retravailler

L'Adjudant Franck Chemin 45 ans,  du 2eme REG, a quant à lui perdu son avant bras gauche et a eu la jambe droite à moitié sectionnée lors de la déflagration d'un obus qu'il déminait. Les médecin ont pu sauver sa jambe, mais il ne retrouvera pas la sensibilité de son pied.  Il en étéit à sa 17eme OPEX ! Il raconte que sa femme a du mal à supporter le regard des gens ; "un blessé de guerre" dit-elle, les gens n'ont jamais vu ça  ! . L'adjudant cite le cas d'un ami Légionnaire âgé de 30 ans qui a perdu une jambe. Beau garçon, portant bien, ce dernier se fait régulièrement invectiver lorsqu'il se gare sur les places pour handicapés.

Franck Votta 31 ans du 13eme BCA a lui reçu une balle dans le mollet lors d'une patrouille sur un marché. Malgré sa farouche volonté, il semble que l'operationnel soit terminé pour lui. La balle à fait un trou comme la paume de sa main. Le Chef Votta ne demande rien : "on n'a pas envie qu'on nous dise merci" dit-il ; " mais, qu'on sache au moins ce qu'on fait".

Jocelyn Truchet 25 ans, du 13eme BCA  martèle le sol de sa canne à chacune de ses paroles. Engagé à 21 ans, savoyard, sportif de très haut niveau, il n'envisage pas sa vie autrement que sous l'uniforme.  ce jeune homme vit pour l'action.
Il faut partie de ceux qui pensent " je ne suis pas mort, pas défiguré, c'est déjà bien".
Sa volonté impressionne ses proches ; mais dit il : "ils n'ont pas conscience de ce qu'on a fait là bas, la société s'en fout" termine t-il !

Tous sont des hommes d'action, des passionnés, soudain cloués au sol. Ils n'ont qu'une idée en tête bouger à nouveau pour continuer d'exister.

Nathalie GUIBERT.

 

Cet article fait écho à celui intitulé "L'Afghanistan, l'esprit munichois est toujours là". Il faut informer à tous prix nos concitoyens sur ce qui se joue là-bas car les quelques éclairages de nos médias sont souvent issus de prismes déformants qui reflètent des procès d'intention flagrants...

 

Patrice HUIBAN.

Par Patrice HUIBAN - Publié dans : Soutien et mémoire
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Samedi 17 juillet 2010 6 17 /07 /Juil /2010 10:47

Un petit billet pour vous mentionner l'arrivée d'un nouveau blog dans la constellation Défense :

 

http://optronique.defense.free.fr/

 

Bon vent !

Par Patrice HUIBAN - Publié dans : Soutien et mémoire
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Dimanche 11 juillet 2010 7 11 /07 /Juil /2010 16:13

Le général Desportes devrait être sanctionné suite à une interview publiée dans Le Monde le 2 juillet dernier. Qu’a-t-il fait pour mériter un tel rappel à l’ordre des hiérarchies militaire et politique d’un pays démocratique ? A-t-il critiqué son gouvernement ? Non. A-t-il remis en cause la stratégie de la France en Afghanistan ? Non. A-t-il appelé à un retrait des forces françaises de ce théâtre ? Non. Aurait-il  critiqué sans ménagement la conduite tactique des opérations menées sur le terrain ? Non. Quelle est sa faute alors ? Avoir mis en avant les tergiversations de la stratégie d’un pays allié, en l’occurrence les Etats-Unis, qui, de facto, minorent les chances de succès de la coalition.

Cette (sur)réaction, en premier lieu de la haute hiérarchie militaire, est d’autant plus surprenante que

-le général Desportes avait, dans une tribune publiée dans Le Figaro le 19 juin, affirmé la nécessité de gagner cette « bataille de l’avant pour la protection de nos modes de vie » ;

-le CEMA (amiral Guillaud) a exhorté, lors d’une allocution tenue le 22 juin, les officiers du Collège interarmées de défense (CID) à s’exprimer sur la place publique : « Le devoir de réserve n’est pas le prétexte à une réserve muette qui, à force d’être muette, devient lâche et in fine irresponsable ! Nous avons notre place dans le débat stratégique. A ce sujet, deux points : nous devons revendiquer - mot devenu syndical malheureusement – notre place dans le débat stratégique. Et nous devons le faire publiquement, surtout pas anonymement. Le courage, c’est aussi le courage moral. C’est celui qui consiste s’exposer, en donnant son propre avis, même si cet avis s’oppose à celui de la majorité ou à celui de ses supérieurs […] Pas de syndrome de la « pensée unique »… « Le feu tue, les idées périmées aussi ! » Foch a raison ! ».

Si l’officier français, vivant dans un système dit démocratique, ne peut même pas s’exprimer sur son cœur de métier, où va-t-on ? Dans les autres grandes démocraties où l’outil militaire reste un enjeu important (Etats-Unis et Grande-Bretagne), ces débats sont courants. Il serait d’autant plus dangereux et paradoxal de vouloir les étouffer aujourd’hui que

-nous reprenons des opérations de guerre,

-nos dirigeants politiques sont de plus en plus éloignés des questions militaires,

-beaucoup de fonctionnaires critiquent, de façon souvent virulente et peu argumentée, leur gouvernement sans risquer une telle mise au ban !

 

C’est pour toutes ces raisons que l’Elan Nouveau des Citoyens, sans considérations sur le fond des articles cités, soutient la liberté d’expression des officiers avec pour seule limite, et in fine, l’obéissance à l’autorité civile légitime.

Par Patrice HUIBAN - Publié dans : Soutien et mémoire
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