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Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 16:02

Le Figaro.fr, le 18/01/2012

Cyber-guerre : Israël passe à la contre-attaque

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Après l'offensive du «hacker saoudien», un collectif de pirates israéliens, apparemment civils, s'en prend à la bourse d'Abou Dhabi et des Émirats.

La guerre virtuelle continue sur Internet entre «hackers» Israéliens et Arabes. Une contre-attaque israélienne fulgurante a répondu mardi à l'offensive d'internautes pro-Arabes de ces derniers jours contre des sites web israéliens.

Un groupe de «hackers», se présentant comme l'«équipe des Forces de Défense Israéliennes» a conduit à la fermeture des sites des bourses d'Arabie saoudite et des Émirats Arabes Unis.

L'un des directeurs de la bourse d'Abou Dhabi a nié mercredi cette attaque et attribué la fermeture de son site à des opérations de maintenance.

Ce groupe de «hackers» a accompagné ses attaques par un message de mise en garde, selon le quotidien israélien Yedioth Ahronoth: «Ce n'est qu'un début», préviennent-ils. «Si vous continuez à nous attaquer, nous passerons à la phase suivante et paralyserons votre économie». Suit une liste de cibles potentielles, dont des banques, des ministères et des compagnies aériennes d'Arabie saoudite, pays d'où provenaient les attaques de ces derniers jours contre des sites israéliens.

L'unité secrète 8200

Selon des membres de ce groupe cités par le journal, les «hackers» israéliens disposeraient aussi d'informations confidentielles concernant plusieurs milliers de ressortissants saoudiens, dont des numéros de cartes de crédit, noms, adresses de messageries et mots de passe, et seraient prêts à les divulguer.

Ces «hackers» n'appartiennent apparemment pas à l'armée israélienne. Celle-ci dispose d'une formation secrète, l'Unité 8200, spécialisée dans le renseignement cybernétique et qui recrute dans la florissante industrie informatique israélienne des jeunes gens versés dans les arcanes de la piraterie en ligne.

Les «hackers» se présentent quant à eux comme des volontaires dévoués «à la défense d'Israël», et affirment n'opérer que pour faire cesser les attaques contre leur pays.

L'un d'entre eux a écrit à partir d'une adresse de messagerie piratée au Yedioth pour prévenir de leur intention de se battre jusqu'au bout dans cette guerre virtuelle. «Ils nous ont déclaré la guerre les premiers, mais nous sommes meilleurs. Notre riposte a été beaucoup plus puissante que leurs attaques».

Hannibal et «Anonyme 972»

Les attaques informatiques dont ont été victimes ce week-end plusieurs sites israéliens, dont la compagnie aérienne El Al, semblent avoir déclenché la mobilisation de la communauté des «hackers» israéliens.

Un autre groupe, se présentant comme «Anonyme 972» a également rendu publics les adresses et mots de passes de messageries appartenant à des étudiants d'universités saoudiennes. «Nous n'aimons généralement pas endommager des sites appartenant à des personnes innocentes, mais une cyber-guerre a été déclarée, et il y a des victimes dans toutes les guerres», a précisé ce groupe.

Un autre jeune pirate israélien, agissant sous le pseudonyme d'«Hannibal», a déjà mis en ligne mardi les adresses de messageries et de comptes Facebook de ressortissants de pays arabes avec leurs mots de passe, et a prévenu qu'il s'apprêtait à continuer.

Se présentant comme un combattant cybernétique isolé, «Juif vivant quelque part dans le monde, mais pas en Israël», «Hannibal» a affirmé avoir déjà pénétré les sites de trois banques arabes, raflant selon lui des dizaines de millions de numéros de cartes de crédit et des mots de passe de messageries.

 

 

Par Patrice HUIBAN - Publié dans : Nouvelles récentes
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Mardi 3 janvier 2012 2 03 /01 /Jan /2012 10:03

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Un lecteur de ce blog, directeur de recherche au CNRS, nous a fait part de la publication de son ouvrage intitulé Les armes à énergie dirigée, mythe ou réalité ?

La sortie de cet ouvrage semble en effet très opportun. Même s'il reste beaucoup de chemin à parcourir pour que des systèmes d’armes utilisant des rayonnements puissent être déployés efficacement à la place des armes conventionnelles, il n'en demeure pas moins que leurs potentialités doivent être davantage prises en compte dans les débats stratégiques actuels.

 

Patrice HUIBAN.

 

Par Patrice HUIBAN - Publié dans : Nouvelles récentes
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Dimanche 16 octobre 2011 7 16 /10 /Oct /2011 18:40

 

 

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Après la création de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) en 2009, suite au dernier "Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale", la France met progressivement en œuvre sa politique « cyberdéfense ».

 

Ainsi, le directeur général des systèmes d’information et de communication (DGSIC), à la tête d’un organisme directement subordonné au ministre de la Défense en charge de la politique générale du ministère en la matière, a annoncé lors du « Symposium des SIC » organisé à l’Ecole des transmissions le 29 septembre dernier que :

 

-un intranet interministériel coupé de la toile mondiale allait être créé rapidement ;

-un Cloud national allait également voir le jour afin d’héberger des données stratégiques pour le pays, qu’elles soient d’origine publiques ou privées (notamment celles d’opérateurs d’importance vitale (OIV) répertoriés dans le Code de la défense).

 

Cette politique, couplée au développement du renseignement dans le cyberespace et à notre expertise en virologie, cryptologie et cryptographie, devrait permettre à notre pays de mener une défense active efficace dans la quatrième dimension.

 

Patrice HUIBAN.

 

Par Patrice HUIBAN - Publié dans : Nouvelles récentes
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Samedi 30 avril 2011 6 30 /04 /Avr /2011 14:36

LeMonde.fr, le 29-04-2011.

Le Pentagone affirme que la coalition progresse en Afghanistan

 

Le ton est largement plus optimiste que par le passé. Dans un rapport semestriel rendu public vendredi 29 avril, le Pentagone affirme que les forces américaines et l'OTAN ont réalisé des "progrès tangibles" en Afghanistan et mis les talibans sous une "pression sans précédent".

Le précédent état des lieux à l'automne dernier faisait état de gains "modestes" et "inégaux" dans le pays, et contrastait avec la confiance alors manifestée en public par les responsables américains.

L'ÉLAN DE L'INSURRECTION "STOPPÉ"

Depuis, les forces de la coalition internationale, ainsi que l'armée afghane ont "fait des progrès tangibles, stoppant l'élan de l'insurrection dans une grande partie du pays et le renversant dans un certain nombre de zones importantes", note le Pentagone dans ce rapport au Congrès, tout en reprenant sa prudente antienne de progrès "fragile et réversible".

L'amélioration de la sécurité est notamment "évidente" dans la ville de Kandahar (Sud), le berceau des talibans, et les districts avoisinants, dans la province d'Oruzgan (Sud) et dans plusieurs districts de la province du Helmand (Sud-Ouest). Ces régions, qui restent parmi les plus dangereuses du pays, sont celles où l'effort de la coalition est le plus important.

 

PRÈS DE 100 000 SOLDATS AMÉRICAINS SUR LE TERRAIN

Le ministère de la défense américain attribue ces progrès aux renforts envoyés tout au long de l'année 2010 sur le terrain, et à la poursuite de la formation d'une armée afghane qui commence à produire leurs effets.

Le président Barack Obama avait renforcé de 30 000 hommes, dont les derniers sont arrivés en novembre, le nombre de soldats américains présents dans le pays, tandis que les 47 autres pays de la coalition ont envoyé 10 000 hommes supplémentaires.

Au total, 99 000 soldats américains et 47 000 de l'OTAN sont déployés sur le terrain aux côtés de 225 000 soldats et policiers afghans, dont les capacités opérationnelles s'améliorent, affirme le Pentagone. Mais le manque de formateurs pour les forces afghanes et le taux de désertion continuent de poser un "risque stratégique", alors que la responsabilité de la sécurité doit progressivement être transférée aux Afghans d'ici à la fin 2014.

DES CHANTIERS PERSISTENT

Au-delà du ton globalement confiant du rapport, transparaît en filigrane l'ampleur de la tâche qui reste à accomplir : le rapport note une amélioration de la perception de la sécurité par les Afghans, mais seuls "45 % se sentent en sécurité lorsqu'ils quittent leur village".

Le Pentagone se félicite également que 74 % des unités de l'armée afghane soient "efficaces", encadrées ou assistées par des forces de la coalition, mais se garde de mentionner qu'aucune d'entre elles n'est opérationnelle seule.

Réalisé en collaboration avec d'autres branches du gouvernement (affaires étrangères, agences de renseignement, agriculture, justice), ce rapport couvre une période allant du 1er octobre 2010 au 31 mars 2011.

 

Même si cet article plutôt positif n'est pas le fruit d'une analyse sur place d'un journaliste du Monde, le simple fait que ce journal se fasse l'écho d'un rapport optimiste est déjà un progrès en soi vers une vision plus équilibrée de la situation en Afghanistan.

 

Patrice HUIBAN.

 

Par Patrice HUIBAN - Publié dans : Nouvelles récentes
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Jeudi 28 avril 2011 4 28 /04 /Avr /2011 22:40

 

Le parti socialiste venant de sortir son programme pour 2012, il est donc un important de se pencher sur ses aspects Défense. En effet, dans un contexte international - voire national - incertain, un parti dit "de gouvernement" ne peut éluder ces questions sur l’autel de préoccupations de court terme et/ou électoralistes.

 

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"Pourtant, par l’ampleur et la qualité de son réseau diplomatique et culturel ainsi que de ses personnels militaires, sa présence au Conseil de sécurité, son potentiel industriel et scientifique, son histoire et sa langue, son poids en Europe, la France doit redevenir un pays d’influence mondiale."

 

Cette « introduction » a le mérite de reconnaître le rôle des militaires dans le rayonnement mondial du pays, point qui doit d’autant plus être souligné que le parti socialiste ne brille habituellement pas par un souci aigu des questions de Défense et des militaires.

 

"La situation en Afghanistan sera une priorité de notre politique étrangère. Notre déploiement, qui représente la plus massive et la plus longue opération extérieure poursuivie par notre pays, au prix de lourds sacrifices pour nos soldats, doit faire l’objet d’un réexamen urgent et complet après un débat approfondi et un vote au Parlement. Nos forces n’ont aucune vocation à rester en Afghanistan. L’effort devra être recentré autour de la priorité que constitue l’émergence de forces de sécurité afghanes crédibles, contrôlées par les autorités d’un État stable issues d’un processus démocratique incontestable associant tous les Afghans qui reconnaissent la Constitution et refusent de soutenir Al Qaïda et le terrorisme. La stabilisation devra être accompagnée d’une aide civile mieux contrôlée, d’un programme massif de substitution de la culture du pavot et d’un projet politique impliquant réellement l’ensemble des Afghans. Toute stabilisation durable passe par la fin des ingérences des États étrangers – notamment le Pakistan – et implique un accord négocié entre tous les États concernés pour doter l’Afghanistan d’un statut de neutralité internationalement garanti et prévoir un retrait concerté des forces étrangères."

 

Ce point ne diffère pas des positions actuelles de la France et des principales puissances impliquées dans ce pays. Quant à l’affirmation que « Nos forces n’ont aucune vocation à rester en Afghanistan », c’est un truisme. Nous n’avons pas pour ambition de coloniser cette partie de l'Asie centrale (!). La vrai question réside dans le « comment » sortir de ce conflit, sans lâcheté et en laissant une situation meilleure qu’en 2001 (cf. l’article dans LeMonde.fr de novembre 2010).

 

"Enfin, dans les conflits armés, la France fondera sa doctrine d’intervention sur le droit international, le respect des mandats de l’ONU, la protection des populations civiles et de nos ressortissants à l’étranger, ainsi que sur des objectifs politiques clairs."

 

On reste dans la continuité.

 

"Dans un monde où les menaces se diversifient, les inégalités, la pauvreté et les frustrations s’accentuent, la politique menée depuis 2007 concourt à affaiblir notre outil de défense : hypercentralisation à l’Elysée de décisions souvent mal préparées, alignement atlantiste sans avancée européenne, manque de considération pour les personnels militaires et civils, repli sur soi industriel. Nous proposons une refonte globale de notre politique de défense et de sécurité, conforme à nos valeurs et à nos intérêts. La construction d’une Europe de la défense sera notre priorité. Concernant les interventions extérieures, la France fait exception parmi les grandes démocraties en engageant ses forces armées sans débat préalable devant le Parlement. Nous réformerons la Constitution afin que, sauf circonstances exceptionnelles, le Parlement soit obligatoirement consulté."

 

Dire que le gouvernement actuel a affaibli l’outil de Défense, cela reste à démontrer, au moins relativement à ses prédécesseurs. Certes, une vaste réorganisation est en cours avec une forte diminution des effectifs. Cependant, le budget n’a pas baissé en euros constants et cette réforme s’est globalement faite dans le cadre d’une réflexion globale illustrée par le Livre blanc de 2008. Ce ne fut pas le cas durant les années 1997-2002 où les ressources financières dédiées aux équipements ont été taillées sans aucune logique générale, si ce n’est celle d’une redistribution au profit des priorités du gouvernement du moment.

Parler de manque de considération paraît également exagéré, même si le président actuel a semblé montrer, au début de son quinquennat, une indifférence vis-à-vis questions de Défense et des militaires. Ses actes ont par la suite illustré une grande considération envers les membres des forces armées.

Enfin, pour ce qui concerne le Parlement, on ne peut que souhaiter une plus grande consultation, à la condition que cette consultation ne nuise pas à la réactivité et à la crédibilité de nos engagements par une instrumentalisation politicienne.

 

"Nous évaluerons précisément les effets concrets de la décision de réintégrer la France dans l’OTAN et nous la réexaminerons avec comme priorité une coopération militaire accrue au sein de l’Union avec la constitution d’un « pilier » européen. Dans une réflexion plus globale sur l’avenir de l’Alliance atlantique, nous nous attacherons à ce que ses missions soient ramenées à son but premier – la préparation de la défense collective – et à ce que l’Europe puisse prendre la place qui lui revient dans l’organisation de la défense de son territoire, ce qui exclut tout élargissement inconsidéré."

 

On ne peut que souscrire à ce point.

 

"La France et l’Allemagne devront donner l’impulsion pour un nouvel élan à l’Europe de la défense en proposant des initiatives ouvertes à tous les partenaires volontaires. Concrètement, nous proposerons le renforcement de l’Agence européenne de défense, dont le potentiel de rationalisation des moyens n’a pas encore été véritablement exploité, en particulier sur trois aspects :

- nous plaiderons pour la mise en place d’une structure solide de planification et de commandement.

- Nous défendrons en parallèle une mutualisation de moyens et le développement de capacités concrètes et autonomes à remplir des missions communes, comme la surveillance aérienne, spatiale et maritime.

- Enfin, nous proposerons à nos partenaires de faire de l’Agence européenne de défense une instance d’impulsion (financement de la recherche), de préparation (mutualisation de l’expertise technique et technologique) et de mise en oeuvre des programmes pouvant être réalisés en coopération par l’industrie européenne de défense, élément clé d’une autonomie stratégique et d’une maîtrise européenne des technologies de l’avenir."

 

Le renforcement de l’AED : oui, à condition que les autres « grands » du continent joue le jeu (budget et programmes), et sans oublier que la coopération est loin d’être toujours synonyme de maîtrise des coûts (A 400M, NH90,…).

Mutualiser les moyens : attention à ne pas mettre « la charrue avant les bœufs ». Une interdépendance sous forme de mutualisation pénaliserait notre souveraineté tant que nous n’avons pas une politique étrangère commune et cohérente (cf. l’Irak 2003  sans parler de la Libye aujourd’hui…).

 

"Sans remettre en cause la légitimité d’une dissuasion nationale indépendante tant que subsistent d’autres arsenaux nucléaires, la France, saisissant l’opportunité historique créée par les orientations du Président Obama, défendra un désarmement nucléaire universel, progressif, négocié et efficacement contrôlé. Nous prendrons en particulier des initiatives afin de relancer les négociations pour un traité d’interdiction de la production de matières fissiles à usage militaire. Nous proposerons également des règles plus strictes pour limiter la prolifération des armes légères qui se répandent à cause du délitement des sociétés et font le lit des économies mafieuses."

 

Un désarmement nucléaire ne créerait-t-il pas plus de risques que la situation actuelle n’en comporte… : le débat est loin d’être tranché.

Pour ce qui concerne les armées légères, on ne peut en effet qu’appeler de nos vœux une régulation plus stricte, même s’il elle semble très difficilement réalisable.

 

"La France et l’Europe sont particulièrement vulnérables au terrorisme. Parce que nous sommes perçus comme une partie de l’Occident. Parce que notre société est, par tradition, ouverte et soucieuse des libertés d’aller et venir. Parce que les terroristes agissent souvent de manière aveugle. Pour combattre la menace terroriste, outre l’indispensable coopération internationale, nous proposons une double stratégie :

- nous défendrons le développement d’un dispositif moderne de protection du territoire, y compris par des moyens de renseignement humain et technique permettant, dans le respect du droit, la détection précoce des menaces émergentes.

- Parallèlement, au Sahel, dans le Golfe, en Afghanistan notamment, nous agirons contre les origines du terrorisme en nous concentrant sur les foyers de tensions, de haines et de frustrations qui le nourrissent. Cela passe en particulier par l’aide au développement des pays qui abritent et souvent subissent des organisations terroristes, ainsi que par le soutien aux aspirations démocratiques des peuples."

 

On reste ici dans la continuité des gouvernements précédents.

 

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Le programme « Défense » du parti socialiste ne semble pas fondamentalement varier de celui du gouvernement actuel, tout en n’abordant aucunement la question des capacités : s’agit-il de maintenir une panoplie complète de moyens pour rester un des rares acteurs politico-militaires global ou s’agit-il d’entériner un déclin géopolitique sous la forme d’un repli sur le continent et nos DOM-COM. Le parti socialiste de 2011 pourrait-il toujours faire sienne cette citation de Jaurès dans L'armée nouvelle : "Tout ce que la France fera pour ajouter à sa puissance défensive accroîtra les chances de paix dans le monde." ?

 

Patrice HUIBAN.

Par Patrice HUIBAN - Publié dans : Nouvelles récentes
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Dimanche 13 février 2011 7 13 /02 /Fév /2011 11:18

Lexpress.fr, le 07-02-2011

 

Afghanistan: Obama assure qu'Al-Qaïda sera vaincu

 

WASHINGTON - Le président américain Barack Obama a réaffirmé qu'Al-Qaïda serait vaincu et que les talibans ne reprendraient pas le pouvoir en Afghanistan, dans une interview à Fox Television dont des extraits ont été diffusés lundi.

"Je ne peux rien avancer avec 100% de certitude mais je peux affirmer avec confiance que nos troupes ont réalisé un travail extraordinaire", a déclaré Barack Obama. "Elles sont à l'offensive plutôt que sur la défensive et nous avons entamé la transition pour permettre aux forces afghanes de prendre la relève", a-t-il ajouté.

"Je peux vous assurer que les Etats-Unis vont anéantir Al-Qaïda et que les talibans ne vont pas reprendre l'Afghanistan", a-t-il poursuivi en concédant que les talibans allaient continuer "à jouer un rôle en Afghanistan".

Lors de son discours sur l'état de l'Union fin janvier, Barack Obama avait réaffirmé son projet de commencer à retirer les troupes américaines d'Afghanistan en juillet, tout en prévenant que "de rudes combats" attendaient encore les soldats.

Par AFP

 

Le président du plus important contingent en Afghanistan est un des rares dirigeants de premier plan à avoir un discours courageux et combattif. Comme évoqué dans un article récent publié sur LeMonde.fr, l’Afghanistan est le théâtre, l’otage, d’un combat entre nos valeurs occidentales humanistes et une nouvelle forme de totalitarisme. Face à ces combattants qui ne peuvent accepter durablement notre mode de vie, nos démocraties doivent redécouvrir le courage et l’esprit de sacrifice. En conséquence, le véritable débat sur l’Afghanistan ne réside pas dans la définition d’un calendrier de retrait sans contreparties. Le véritable débat réside dans le « comment » sortir du conflit, sans lâcheté et sans abandonner la large majorité du peuple afghan qui ne veut surtout pas voir revenir l’obscurantisme au pouvoir, en dépit des nombreuses erreurs de la coalition depuis 2002.

« Vous avez voulu éviter la guerre au prix du déshonneur. Vous avez le déshonneur et vous aurez la guerre. »

« Si la guerre est horrible, la servitude est pire. »

Sir Winston Churchill.

Patrice HUIBAN.

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Jeudi 13 janvier 2011 4 13 /01 /Jan /2011 18:19

Libération.fr, le 13/01/2011.

 

L'Ecole de guerre renaît le 20 janvier.

 

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Le Collège interarmées de défense (CID) retrouvera son nom historique d'Ecole de guerre, le jeudi 20 janvier à l'occasion d'une cérémonie présidée par le ministre de la Défense. La nouvelle promotion recevra son nom de baptême, "Général de Gaulle", dont voici l'insigne.


Ce changement d'appellation a été voulu par le chef d'état-major des armées, l'amiral Guillaud, pour lequel le métier d'officier est bien de se préparer à la guerre.

Jean-Dominique Merchet.

 

 

Cela fait plaisir de constater que le politique (le ministre en l'occurrence) ne s'est pas incliné devant le politiquement correct qui ne tolère pas ce mot "guerre" quand il s'applique à nos pays occidentaux. Il a donc accepté ce que nombre de militaires souhaitaient afin  

-de redonner une lisibilité à cette formation de haut niveau des officiers des trois armées et de la gendarmerie amenés à occuper les postes majeurs au sein de la Défense. En effet, le terme de Collège interarmées de défense n'a jamais été intégré par le monde civil ;

-de correspondre aux finalités du métier d'officier dans un monde où les conflits sont en recrudescence en dehors de l'îlot de paix européen.

Patrice HUIBAN.

Par Patrice HUIBAN - Publié dans : Nouvelles récentes
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Dimanche 17 octobre 2010 7 17 /10 /Oct /2010 17:40

Le Figaro.fr, le 13-10-2010.

 

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L'un des trois grands services de renseignements britanniques, le GCHQ (Government Communications Headquarters).

 

Les services secrets britanniques envisagent de se doter d'une «capacité de dissuasion» sur Internet. 

Iain Lobban est à la tête d'un des trois grands services de renseignements britanniques, le GCHQ (Government Communications Headquarters). Moins connu que le MI5 ou le MI6, le GCHQ est en charge des écoutes électroniques au Royaume-Uni et surveille autant les appels téléphoniques que les e-mails ou l'ensemble des communications par satellite dans le monde. Les grandes antennes de son centre de Cornouailles sont associées au réseau américain d'écoutes électroniques Echelon, dirigé par la NSA (National Security Agency).

Mercredi, pour la première fois, Iain Lobban s'est exprimé en public sur son domaine d'activité devant des spécialistes de la sécurité à Londres. Une intervention en forme de mise en garde.

 

«Être plus rapide» dans la riposte 

Les attaques informatiques contre les infrastructures sensibles en Grande-Bretagne sont «une menace réelle et plausible», a-t-il affirmé, ajoutant que les «risques augmentaient aussi vite que le développement considérable de l'Internet».

Le discours de Iain Lobban, prononcé dans les locaux de l'Institut international pour les études stratégiques (IISS) à Londres, prend un relief particulier après la découverte récente du virus Stuxnet, qui semble avoir été conçu par une nation souveraine pour s'attaquer aux infrastructures iraniennes, et plus particulièrement aux installations nucléaires. Cet épisode renforce les craintes des nations occidentales sur la vulnérabilité des réseaux informatiques qui pilotent des infrastructures comme les transports en commun, la distribution d'énergie ou d'eau potable. En 2008, le MI5 avait mis en garde contre la capacité des services chinois à s'attaquer au réseau téléphonique de British Telecom.

«Je ne parlerai pas des mesures que nous prenons avec le Security Service (MI5) pour protéger certaines vulnérabilités», a prévenu Iain Lobban, «mais nous devons renforcer ces dispositifs et être plus rapides dans notre réponse à ces attaques.» Chaque mois, les réseaux d'ordinateurs du gouvernement britannique sont la cible directe de 1.000 courriels hostiles, comportant des codes malveillants comme des virus ou vers informatiques, a-t-il révélé.

Iain Lobban estime aussi que la Grande-Bretagne doit sérieusement envisager de disposer de ses propres capacités de cyberattaques, pour se défendre activement contre les menaces et «se doter de moyens de dissuasion» contre les nations hostiles. Il précise toutefois que cette idée n'a rien à voir avec la dissuasion nucléaire, «car des attaques mineures, mais tout de même conséquentes ont lieu tous les jours». À la différence des formes conventionnelles de conflits, les cyberattaques compliquent grandement les réponses politiques et diplomatiques, a expliqué le directeur du GCHQ, expliquant qu'il n'était «pas impossible, mais très, très difficile» de connaître la source précise d'une attaque informatique.

La prise de conscience au plus haut niveau des risques informatiques liés à la sécurité et la défense est relativement récente en Grande-Bretagne. Ce n'est qu'en 2009 que le gouvernement travailliste de Gordon Brown a décidé de créer un centre opérationnel de cybersécurité, installé sur le centre ultramoderne du GCHQ à Cheltenham. Les conservateurs veulent, depuis, changer l'objectif de cette structure, qui n'était dédiée qu'à l'identification des menaces, en la renforçant avec une capacité de réaction et de défense contre les attaques.

 

Par Patrice HUIBAN - Publié dans : Nouvelles récentes
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Vendredi 9 juillet 2010 5 09 /07 /Juil /2010 12:09

20 Minutes.fr, le 01.07.2010.

 

 

 

Vers un renforcement des moyens de renseignement.

 

Le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale (Odile Jacob, La Documentation française, juin 2008) souligne la nécessité « d'un renforcement systématique de nos moyens de renseignement dans le cadre d’une planification d’ensemble, mise en œuvre selon quatre axes :

1. L'amélioration des ressources humaines se traduira par une attention renforcée au recrutement, tant sur le plan qualitatif que quantitatif, au développement de filières spécialisées, au déroulement des carrières et à la formation, avec notamment la création d’une académie du renseignement. Parallèlement, un effort sera porté sur le renseignement de source humaine, qui devra être mis en adéquation avec la hiérarchisation de nos priorités géographiques.

2. La mise à niveau et le développement de nos moyens techniques sont indispensables. Ils impliqueront un effort important, dans le domaine des nouvelles technologies de l'information et de la communication, dans le domaine de l'imagerie (satellites, capteurs embarqués sur avions, drones, etc.) et de l'écoute (satellites, stations terrestres, bâtiment de la Marine, capteurs embarqués sur avions, drones, etc.). L'espace fera l’objet d’un effort spécifique, avec un doublement de ses crédits annuels sur la période du Livre blanc (ces crédits s’élèvent à 380 millions d’euros en 2008).

3. La rénovation du pilotage et de la coordination des services de renseignement se traduira par la mise en place du Conseil national du renseignement. Présidé par le Président de la République, ce conseil fixera les orientations aux services de renseignement, répartira les objectifs et rendra les arbitrages nécessaires. Parallèlement, le coordonnateur national du renseignement sera le point d’entrée des services de renseignement auprès du Chef de l’Etat.

4. Un nouveau cadre juridique définira l’exercice des missions des services de renseignement et les modalités de la protection du secret de la défense nationale ».

Le principe a été repris dans la loi de programmation militaire adoptée le 29 juillet pour les années 2009-2014. "La gestion sera harmonisée et davantage croisée entre services et entre ministères, notamment dans les domaines du recrutement et de la formation, indiquait le texte. Les parcours de carrière offriront plus de possibilités de mobilité entre les services. Des filières de formation commune seront créées ; la future académie du renseignement y contribuera."

Plusieurs rapports ont parachevé l'édifice. Le premier, confié à Bernard Pêcheur, membre du Conseil d'Etat, était consacré aux ressources humaines dans le domaine du renseignement. Remis au mois de juillet, le document écartait la création d'un statut unique, qui aurait mêlé les agents, mais préconisait la mobilité inter-services. Il insistait, dans ses conclusions, sur la multiplication de passerelles afin de "favoriser l'esprit de communauté". Et sur la nécessité de recruter des contractuels de haut niveau. Ces derniers, tout autant concernés par l'académie, sont de plus en plus présents, qu'il s'agisse de linguistes ou d'ingénieurs en informatique. Et de plus en plus "mutualisés" entre les différentes directions du renseignement, autant par souci d'économie que par esprit de rationalité.

Un second rapport, rendu à la même date par Florian Blazy, maître des requêtes au Conseil d'État, s'attachait, lui, à définir les contours d'une formation commune. Dans le tronc commun, seraient ainsi créés des "modules" de culture générale sur le renseignement, le panorama des menaces, les "règles" du secret, l'encadrement juridique, l'éthique, l'organisation du renseignement et son insertion dans le fonctionnement de l'État. La formation s'étendrait sur quelques semaines, à l'issue desquelles les agents des services spécialisés auraient appris à mieux se connaître. L'école du renseignement pourrait devenir un point de passage nécessaire pour évoluer dans sa carrière et obtenir un grade supérieur.

Le projet se heurte cependant au problème financier, particulièrement sensible avec la révision générale des politiques publiques (RGPP). Le budget de l'académie sera d'ailleurs l'un des points essentiels que va devoir étudier la mission de préfiguration. Pour cette raison également, mais pas seulement, des choix ont été opérés.


A ce stade en effet, la communauté du renseignement exclut les 1 300 policiers de la sous-direction de l'information générale (SDIG), rattachée à la sécurité publique. Créée en septembre 2008 lors de la réforme du renseignement policier, la SDIG est composée d'une bonne partie des effectifs des anciens renseignements généraux, brutalement séparés de leurs collègues qui ont opté pour la DCRI. Les gendarmes, qui tentent de développer leurs missions de renseignement, parfois non sans frictions avec les policiers, et qui possèdent un bureau de liaison antiterroriste, sont également écartés du dispositif.

La mission de préfiguration de l'académie du renseignement ne devrait pas achever ses travaux avant six mois.

 

Isabelle Mandraud.

 

L'Elan Nouveau des Citoyens estime que les mesures mises en oeuvre suite au dernier Livre blanc constituent une réelle avancée. Outre l'augmentation du budget dévolu à cette fonction, la coordination au plus près du pouvoir exécutif et l'accent mis sur la qualité des ressources tant humaines que matérielles, la création d'une académie du renseignement est un autre point majeur. En effet, le risque était grand de voir émerger petit à petit une agence nationale unique. Or, là comme ailleurs, la richesse naît de la diversité. Plutôt que de niveler l'ensemble des pratiques et des identités, il semble préférable de maintenir des organismes spécialisés à la condition de favoriser les échanges inter-services et de coordonner l'ensemble. Cette réforme du renseignement sera, n'en doutons pas, le principal apport de ce Livre blanc.

 

Patrice HUIBAN.

 

 

 

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Lundi 5 juillet 2010 1 05 /07 /Juil /2010 11:43

Le Figaro.fr, le 29/06/2010.

Un Français trouve comment pirater les outils des hackers.

Pour se débarrasser des menaces sur Internet, ce chercheur a trouvé comment remonter jusqu'aux commanditaires des attaques. Mais cette méthode est aujourd'hui illégale.

Les créateurs de logiciels malveillants ne sont pas à l'abri des attaques. Courant juin, un chercheur français a démontré, lors d'une conférence consacrée à la cybersécurité à Singapour, que les logiciels utilisés pour contaminer des sites Internet et infiltrer des PC pouvaient être eux-mêmes victimes de failles de sécurité. En exploitant ces vulnérabilités, il devient possible de neutraliser les sites piégés par des réseaux de hackers et, dans certains cas, de remonter jusqu'aux commanditaires des attaques.

Si les hackers sont vulnérables, c'est qu'ils manquent parfois d'imagination. Ils achètent des kits d'attaque clés en main, vendus plusieurs centaines de dollars au marché noir. Baptisés Eleonore, MPack ou Neon, ces logiciels venus de Russie sont discrètement implantés dans des sites Internet d'entreprises ou d'administrations qui n'éveillent pas les soupçons. Lorsqu'un internaute se connecte à ces sites, les kits analysent la version du navigateur Internet et du système d'exploitation utilisés et exploitent des failles de sécurité non corrigées. Avec Internet Explorer 6, le taux de contamination serait de 60%. Une technique comparable aurait été utilisée par des assaillants venus de Chine pour infiltrer les ordinateurs de Google l'an dernier.

Une fois contaminés par les kits malveillants, les ordinateurs peuvent être contrôlés à distance et rejoindre des réseaux de PC fantômes, qui servent à propager des virus à l'insu de leurs propriétaires. Mais pour gérer et mettre à jour les kits, les hackers doivent se connecter régulièrement à une interface d'administration. C'est là que se situe leurs points faibles, puisque ces logiciels ne sont pas épargnés non plus par les failles de sécurité. En infiltrant ces kits, il devient possible d'espionner les échanges avec les hackers, d'identifier les adresses IP des assaillants, d'effacer les statistiques des ordinateurs contaminés, voire de détruire toutes traces des logiciels malveillants implantés dans les sites Internet. Le chasseur devient le chassé.

Il existe toutefois un problème de taille. La loi interdit aujourd'hui ce type d'intrusion dans les réseaux pirates, même en cas de légitime défense. «Nous avons prouvé que la technologie peut être créée», explique au Figaro.fr Laurent Oudot, ancien du ministère de la Défense et du Commissariat à l'énergie atomique, qui a lancé sa société de conseil en sécurité au début de l'année, TEHTRI-Security. Dans son esprit, les Etats et les grandes entreprises devraient se munir de telles armes de cyberdissuasion contre les pirates. «C'est une évolution de la cyberguerre. Les Etats-Unis sont forcément en train de se positionner», avance-t-il. L'attaque de Google aurait contribué à faire évoluer les mentalités. Et les pirates s'y préparent. Certaines vulnérabilités des kits malveillants ont déjà été corrigées.

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