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Réflexions

Dimanche 22 janvier 2012 7 22 /01 /Jan /2012 15:29

Contrairement à la plupart des échanges sur le sujet, la question n'est pas de partir d'Afghanistan ; on n'a pas pour ambition de les coloniser !

La question est : comment partir sans lâcheté, sans renoncer à nos valeurs et sans abandonner la majorité du peuple afghan qui ne veut pas d'un retour du totalitarisme islamiste.

Pour cela, il faut tout d'abord ne pas perdre notre sang froid à chaque perte. Il y des Talibans infiltrés, mais cela ne remet pas en cause le travail quotidien en toute fraternité de milliers de soldats afghans et occidentaux.

Il faut donc maintenir le calendrier en se retirant progressivement tout en maintenant des conseillers (domaine militaire, mais aussi la police, la justice,...) afin que l'Etat afghan soit suffisamment solide pour travailler seul... et cela prendra encore quelques années.

Partir la "queue entre les jambes" (excusez-moi cette expression, mais elle a le mérite d'être claire !) serait un très mauvais signal envoyé aux islamistes qui cherchent actuellement à prendre le pouvoir dans la plupart des pays arabo-musulmans. Cela ne ferait qu'alimenter leur discours de faiblesse, de décadence à notre égard. Pour paraphraser Churchill, choisir le déshonneur aujourd'hui contre le totalitarisme vert pour éviter la guerre, ce serait avoir le déshonneur puis à nouveau la guerre, dans quelques années, vraisemblablement à nos portes cette fois ... Pour un plus long développement, je vous conseille la (re)lecture de cet article :

http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/11/16/afghanistan-l-esprit-munichois-est-toujours-la_1440867_3232.html

 

Patrice HUIBAN.

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Jeudi 17 novembre 2011 4 17 /11 /Nov /2011 08:20

 

Un article de vulgarisation des problématiques liées aux cybermenaces est paru dans 5 éditions (Mayenne, Ille et Vilaine, Côtes d'Armor, Sarthe et Manche) du journal Ouest-France les 7, 9 et 10 novembre.   Ouest-France.jpg

Par Patrice HUIBAN - Publié dans : Réflexions
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Vendredi 11 novembre 2011 5 11 /11 /Nov /2011 15:17

 

 

 

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Dans une récente étude IRSEM/CEVIPOF, l’armée est, pour 85% des jeunes français, l’institution en laquelle ils ont le plus confiance, devant l’Ecole et très loin devant les partis politiques crédités de 13%. Par ailleurs, 4 jeunes sur 10 sont prêts à s’engager dans l’armée. Ils le feraient d’abord pour le service du pays, plutôt que pour l’obtention d’un emploi stable. Lors d’un précédent sondage en 1998, c’était l’inverse.

 

Ce sondage pourrait paraître surprenant dans une société libérale (au sens politique) et hédoniste comme la nôtre. En effet, l’armée incarne l’ordre, l’autorité, la hiérarchie alors que les partis politiques représentent théoriquement la liberté, la participation citoyenne et concourent, comme le dit la Constitution, à l’exercice de la démocratie.

 

Pourtant, ce sondage n’a rien de surprenant. Il est même tout à fait logique.

En effet, dans un pays en proie à une crise économique dans la durée et au doute quant à son avenir, il est naturel que les armées apparaissent comme un repère identitaire et le dernier rempart à la sauvegarde de notre modèle de civilisation qu’elle promeut et défend au quatre coins de la planète. Ceci est dans la droite ligne du retour de la nation comme seul cadre crédible d’épanouissement de la démocratie et de protection des citoyens. Nos hommes politiques semblent l’avoir compris après avoir majoritairement tenté de ringardiser les valeurs nationales, coupables d’être un frein à la construction d’une Europe politique, voire à l’émergence de « citoyens du monde ». Même Jean-Luc Mélenchon affiche nos trois couleurs et va jusqu’à employer le terme de patrie, tabou il y a encore peu, même à droite. Des années 80 aux années 2000, ils ont cependant créé un vide comblé par un essor des infra-identités, notamment spirituelles. Comment peut-on se plaindre aujourd’hui du retour du religieux prophétisé par Malraux alors que notre laïcité est adossée à un catéchisme républicain qui n’est plus guère professé aujourd’hui dans un système éducatif davantage anational que national ? Tout peuple a besoin d’espérance et de valeurs transcendantes. Cela passe par la foi dans une religion d’Etat ou… dans un Etat.

 

En dehors de déclarations, cette confiance des jeunes dans leurs armées s’illustre également par la capacité de ces dernières à honorer quantitativement et qualitativement leurs besoins colossaux en recrutement. Elles sont les seules dans ce cas en Occident. En effet, elles doivent (Gendarmerie incluse) renouveler 30 000 postes/an. Si elles veulent maintenir un taux de sélection moyen de 3/1 (8 candidats pour un poste d’officier, 4 candidats pour un poste de sous-officier et 2 pour un poste d’engagé), elles doivent faire franchir les portes de leurs centres de recrutement à près de 100 000 jeunes par an, soit 1/8 d’une classe d’âge ! Si on prend en compte le fait que ces métiers spécifiques attirent majoritairement les garçons, nous obtenons 1/4 -1/5 d’une classe d’âge masculine qui contacte un centre de recrutement ! Contrairement à toute attente, les pertes en Afghanistan, notamment en août 2008, n’ont pas tari le flot de candidats mais l’ont augmenté. Seul changement : ces mêmes candidats sont plus souvent accompagnés par leurs parents…Qui a dit que notre jeunesse était totalement hédoniste et individualiste ? Elle est en fait en quête de sens ! Elle souhaite s’incarner dans un projet collectif que notre école républicaine et nos élites peinent à (re)définir.

Le seul bémol au niveau du recrutement est le relatif peu de prestige de la carrière militaire chez les classes socioprofessionnelles élevées. Tout se passe comme si l’antimilitarisme populaire avait disparu alors qu’une certaine condescendance des « élites » s’était développée chez des générations qui n’ont pas connu les conflits de masse du XXe siècle. Pourtant, dans l’Histoire, les plus grands dirigeants occidentaux ont bénéficié d’une solide expérience militaire (Washington, Churchill, de Gaulle, Eisenhower,…).

Sur cet aspect, il est d’ailleurs paradoxal que l’Ecole polytechnique, dont les ¾ des élèves rejoignent le secteur privé, ait gardé un service national de 8 mois transformé en stage de formation humaine visant à provoquer chez ces futurs décideurs « une triple rupture géographique, sociologique et intellectuelle avec l'univers des classes préparatoires ou de l'université ». A quant un service national au programme de l’ENA ? Apprendre la rusticité, l’humilité au milieu d’une troupe à l’image de notre diversité sociologique actuelle ne serait pas totalement dénué de sens pour qui prétend, à terme, promouvoir l’intérêt général, voire conduire la nation. Il s’agit de développer non une élite de statut mais de susciter une élite « comportementale », c’est-à-dire une élite de l’action et de l’engagement.

 

Pour autant, les militaires, si prompts à défendre la patrie et les intérêts de la nation, peuvent-ils participer à la refondation de notre démocratie ?  Ils ont certes les qualités morales requises, mais sont cantonnés au rôle (frustrant) de spectateurs de part leur devoir de réserve leur interdisant même d’adhérer à un mouvement politique. C’est pourquoi il faut espérer que nombre d’entre eux, quittant le service actif, irrigueront les sphères politiques et économiques comme chez nos amis anglo-saxons. Pour autant, il est vrai que le réflexe collectif et intérêt général du cadre militaire le prépare peu à gravir les échelons des partis politiques, tant il faut faire preuve de la plus individualiste des ambitions pour y progresser. Sans le séisme de 1940, soyez sûr que le général de Gaulle n’aurait jamais pu percer et faire une grande carrière politique…

 

Pourtant, la France a besoin d’un nouveau Périclès…

 

Patrice HUIBAN.

 

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Lundi 5 septembre 2011 1 05 /09 /Sep /2011 20:05

 

Valeurs actuelles, le 01-09-2011.

Défaite pour les défaitistes. 

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Une grande partie de nos élites avaient prédit une catastrophe à la France et au Royaume-Uni. Une étrange constance dans l’aveuglement.

Bourbier, enlisement, « Viêtnam français » : un grand nombre d’ “experts” avaient prédit le pire à la coalition internationale, jetant l’anathème sur la campagne militaire menée principalement par la France et le Royaume-Uni. Le conformisme ambiant, à l’image des analyses actuelles sur l’Afghanistan, rendait quasiment inaudibles les quelques explications qui pouvaient annoncer un succès final.

Les appels à la patience des responsables français et britanniques n’entamaient en rien les certitudes fortes, mais coupées des réalités, d’un certain nombre de faiseurs d’opinion, “experts”, intellectuels et journalistes baignant dans le même conformisme, ignorant la complexité et les contraintes de toute opération militaire. L’issue de la guerre vient de leur donner tort.

Très rares sont ceux qui ont reconnu leurs erreurs. Quelques jours à peine après les premières frappes françaises, le 23 mars, Jean-Yves Moisseron, spécialiste du monde arabe, est le premier à sonner la charge dans le Monde : « Le scénario qui se dessine dans le cadre très étroit de la résolution 1973 des Nations unies est très préoccupant […]avec tous les risques de retournement de l’opinion internationale, mais aussi d’instabilité profonde aux portes de l’Europe. » Le chercheur affirme même que la seule puissance aérienne ne « pourrait menacer le régime de Tripoli ».

Un thème domine : l’enlisement. Le 28 mars, dans l’émission Mots croisés (France 2), Marine Le Pen prend à partie notre rédacteur en chef Frédéric Pons, dans un débat sur la Libye : « À un moment donné, on nous expliquera qu’on ne peut pas faire autrement […] et on ira sur le terrain, et on s’enlisera. […] Il y aura évidemment des bavures. […] Nous y sommes probablement pour dix ans ! »

En juin, lors de l’émission C dans l’air (France 5), la plupart des invités, dont le politologue Hasni Abidi, spécialiste de la Libye, insistent : l’enlisement est patent, il faut négocier. Frédéric Pons donne un point de vue contraire, exprimé de façon constante dans nos colonnes. Il attire notamment l’attention sur l’évolution dans les zones montagneuses au sud-ouest de Tripoli : « L’offensive lancée à partir du djebel Nefousa, aidée par des parachutages d’armes de l’armée française, sera déterminante. » Cette information est balayée. Les autres experts invités par Yves Calvi ne regardent qu’à l’est où l’insurrection piétine, en effet, ce qui conforte leur thèse. Mais c’est bien de ce djebel Nefousa, trop longtemps négligé par les médias, que va débouler la colonne d’insurgés qui portera le coup décisif au régime de Kadhafi, entre le 20 et le 24 août.

“Pas d’autre issue qu’une solution négociée”

Arguant que l’intervention serait rejetée par le peuple libyen, Dominique de Villepin critique lui aussi, dès le début de l’opération, l’ingérence des forces sous mandat de l’Otan : « L’avenir, si nous continuons d’intervenir direc tement, sera lourd des mêmes risques que ceux d’Afghanistan et d’Irak. » Un mois plus tard, Axel Poniatowski, le président (UMP) de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée na tionale, affirme que la situation « présente toutes les caractéristiques d’un enlisement ».

Le 17 avril, le journaliste et écrivain Claude Lanzmann annonce dans le Monde l’échec de la stratégie militaire : « L’intervention aérienne destinée à soutenir les opposants à Kadhafi s’enlise et ne détruit pas que des objectifs militaires. Les stratèges de l’ingérence en portent la responsabilité. […] Les missiles et l’aviation seuls ne viendront pas à bout de la tyrannie. » L’ancien résistant en est sûr : « Il n’y a pas d’autre issue, si on veut éviter l’enlisement, qu’une solution négociée. »

Le Nouvel Observateur ajoute sa voix, le 16 juin, à ce concert défaitiste : « Le régime de Mouammar Kadhafi résiste. En face, l’opposition, dont la capacité militaire a sans doute été surestimée, semble encore trop inorganisée, trop inexpérimentée pour s’opposer avec des chances de l’emporter aux forces du régime. » La chute de Kadhafi a contraint la plupart des “experts” au silence. Pas tous : quelques jours après l’entrée des insurgés dans Tripoli, Jean-François Kahn se fendait encore d’une tribune (toujours dans le Nouvel Observateur), où il évoquait l’« évident fiasco de l’intervention en Libye »

 

Geoffroy Lejeune

 

 

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Samedi 16 juillet 2011 6 16 /07 /Juil /2011 12:36

 

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Au surlendemain du 14 juillet et de son traditionnel défilé militaire, il est intéressant de se pencher sur les choix effectués par l'Ecole polytechnique à l'issue de la suspension du service national.

En effet, cette école n'est plus depuis plusieurs décennies une école militaire. Uniquement placée sous la tutelle du ministère de la Défense, on pouvait s'attendre à ce que l'année de « service » y soit purement et simplement supprimée.

Et bien non ! A la demande des anciens élèves, cette période a été maintenue. Les jeunes qui intégrent ce prestigieux établissement effectuent désormais 8 mois de « formation humaine » dans « une affectation militaire ou dans organisme civil de terrain ».

 

Extraits de la présentation de cette période sur le site de l'Ecole :

 

« Chaque élève, au cours de ce stage sans équivalent dans les autres écoles d'ingénieur, prend conscience de l'importance du facteur humain dans le monde du travail et développe ses compétences relationnelles au sein du groupe ».

« Placé à dessein en début de scolarité, ce stage est conçu comme une « expérience de maturité » avec la réalisation d'une triple rupture géographique, sociologique et intellectuelle avec l'univers des classes préparatoires ou de l'université ».

« Le stage s'inscrit dans une démarche citoyenne. Trois quarts des élèves effectuent leur stage au sein du ministère de la Défense (armée de Terre, armée de l'Air, Marine, Gendarmerie nationale et Délégation générale pour l'armement). Pour le dernier quart des élèves français et pour l'ensemble des élèves internationaux, le stage se déroule dans un organisme civil (police nationale, éducation nationale, administration pénitentiaire, collectivités territoriales, associations caritatives et humanitaires) ».

 

On pourrait presque reprendre ces phrases mot pour mot en cas de remontée en puissance d'un service universel, à ceci près qu'il faudrait inverser les proportions entre organismes civils et militaires. En effet, les capacités d'accueil de l'outil de Défense tout comme ses missions premières ne lui permettent plus d'absorder les trois-quarts d'une classe d'âge, alors même qu'il n'y a plus actuellement de menaces massives aux frontières et que les besoins de la société sont énormes dans d'autres domaines.

 

Ce choix de Polytechnique est d'autant plus singulier qu'il tranche avec la démarche des autres grandes écoles. Ce stage apporte pourtant une réelle plus-value aux élèves. Les autres étudiants qui suivent un cursus de haut niveau, pourtant souvent formés dans un établissement public, gardent généralement une logique individuelle, voire individualiste, tout en étant fréquemment coupés sociologiquement de l'immense majorité de la population. Or, on ne peut prétendre faire partie de « l'élite » d'un corps social de part uniquement ses performances intellectuelles. Sans mise à profit de ce potentiel au service du collectif, on ne peut mériter ce qualificatif. L'action et l'engagement au profit d'une société que l'on comprend et que l'on aime profondément sont consusbstantiels à ce statut. Cela, Polytechnique l'a compris, alors même que la majorité de ses élèves va servir dans le secteur privé à l'issue de la scolarité... L'ENA, qui a pour vocation première de former de futurs grands serviteurs de la cité, a peut-être ici quelques leçons de civisme à recevoir. A bon entendeur...

 

Patrice HUIBAN.


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Vendredi 1 juillet 2011 5 01 /07 /Juil /2011 18:37

 

Le Télégramme, 27-06-2011.

 

Citoyenneté. Le retour du «service» ?

 

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Juin 2001: le dernier appelé rend son fusil. Dix ans après sa suppression, la question de remettre en place un service national obligatoire refait encore surface régulièrement. Pour ses vertus d'école de la citoyenneté et de mixité sociale.

 

«À l'époque, j'avais attiré l'attention de Jospin sur le fait que des jeunes allaient pouvoir arriver à l'âge adulte sans avoir rencontré une seule fois une forme d'autorité dans leur vie, du fait, notamment de la démission des parents», confie Gilbert Le Bris, député finistérien, membre de la commission de la Défense.

«Creuset républicain»

À l'automne 2005, la crise dans les banlieues relance le débat. La journée d'appel et de préparation à la défense (JAPD) est instituée pour tous les jeunes garçons et filles. Insuffisant, toutefois, dit-on, pour remplacer l'ex-service, «creuset républicain», par excellence, outil de brassage social et d'apprentissage de la vie en communauté. «Il faudrait au moins allonger la JAPD - aujourd'hui journée de défense et de citoyenneté - à trois jours», suggère Gilbert Le Bris, tout en soulignant la pertinence d'un service civique de plus longue durée. «Mais, concrètement, je ne vois pas comment on pourrait assurer l'encadrement de 700.000 jeunes aujourd'hui». En tout cas, pas par les militaires, désormais en nombre réduit et professionnels. De toute façon, la pilule aurait du mal à passer auprès des jeunes : «L'époque n'étant plus au temps où tout Français était un soldat devant défendre la Nation.»

Un livret du citoyen

Patrick Beaudoin, député du Val-de-Marne, propose un parcours individuel du citoyen: «L'objectif est de faire comprendre les règles du savoir-vivre ensemble puis, une fois acquis, comment on les défend.» Ce livret s'appuierait sur un ensemble de formations tout au long de la vie, «en utilisant les politiques publiques qui existent». Au-delà de deux journées de JAPD, dont l'une consacrée à la citoyenneté via des rencontres avec des élus, Patrick Beaudoin prône de créer un troisième volet de l'éducation, basé sur un renforcement de l'enseignement de l'Histoire et de l'instruction civique. Mais aussi de jalonner le parcours de vie de journées de sensibilisation (citoyenneté, défense...) et de valoriser les implications des citoyens dans la vie publique (scout, pompiers volontaires...).

Traiter les causes d'abord

L'amiral Alain Béreau, lui, est un fervent partisan d'un service civique obligatoire: «Le rendu du service civique volontaire que nous avons mis en place est très positif. Les jeunes apprécient ce temps où ils engrangent de l'expérience, réfléchissent sur leur parcours.» L'apprécieraient-ils tout autant s'il était obligatoire ? Rien n'est moins sûr. Joël Autret, sociologue, se demande s'il est opportun de faire un lien entre la mixité sociale et le service national : «N'essaie-t-on pas de traiter les conséquences et non les causes. C'est-à-dire, favoriser l'unité nationale alors qu'il y a des choses à faire, en amont sur le plan éducatif, social, économique.»

Quel sens pour les jeunes?

Le sociologue se demande, par ailleurs, si «le lien réalisé, systématiquement, entre personnes défavorisées et socialisation républicaine par l'inclusion dans un service civil ou militaire est pertinent. Il faut, d'abord, lutter contre la culture de l'allophobie (la peur de l'autre, des quartiers difficiles)... et assurer la transmission des valeurs aux enfants. Cela revient aux parents, pas à un service national... aux enseignants, aussi. Il faudrait, également, rechercher le sens à donner à cette activité civique, un réel service social, afin qu'il soit recevable par les jeunes; qu'ils sentent qu'ils servent à quelque chose d'utile pour la collectivité». Le débat est ouvert. Et on risque fort de le retrouver lors de la présidentielle en 2012.

 

L’Elan Nouveau des Citoyens soutient la mise en place d’un service civique universel, même si un tel projet nécessiterait plusieurs années de montée en puissance.

En effet, c’est le seul moyen d’obtenir pour tous les citoyens, pendant une période de leur vie au moins,  un brassage social facteur de respect mutuel et donc de fraternité. L’Ecole, dont c’est une des vocations, peine de plus en plus à assurer ce brassage. Elle reproduit souvent l’environnement social dominant de l’enfant.

Outre le raffermissement de l’unité nationale, un tel service serait un démultiplicateur d’efficacité globale pour toute la société si l’affectation des jeunes respectait un compromis entre souhaits individuels, compétences à offrir à la collectivité et la nécessité d’évoluer dans un milieu différent de son milieu d’origine.

Outre les traditionnels volontariats dans les armées, la Gendarmerie, la Police, les pompiers et la Sécurité civile, la société toute entière bénéficierait d’un soutien scolaire de qualité généralisé, d’un renforcement du lien social au profit du 3e et 4e âges, d'une plus grande solidarité envers les individus en grande précarité, d’un entretien  accru de l’environnement,….

Dans une démocratie, donner quelques mois de sa vie à la collectivité ne doit pas être une possibilité mais un devoir.

 Patrice HUIBAN.

 

 

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Vendredi 3 juin 2011 5 03 /06 /Juin /2011 15:48

 

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Cette année marque le cinquantenaire de la création du service militaire adapté (SMA). Voulu à l'origine pour permettre aux ultramarins d'effectuer leurs obligations militaires dans leur DOM ou TOM, il a perduré en dépit de la suspension du ces dernières.

En effet, outre son rôle "service national", il a constitué au fil des années un outil d'insertion sociale dans des territoires encore davantage marqués que la métropole par l'échec scolaire, le chômage de masse et l'éclatement des cellules familiales. Par ailleurs, il représente toujours une force militaire d'appoint, notamment lors de catastrophes naturelles. Dans ces missions d'intérêt général, le SMA affiche de très bons résultats. C'est pourquoi l'Elan Nouveau des Citoyens l'avait montré en exemple en 2003, afin de le voir décliné en métropole. Ce fut chose faite avec la mise en place du plan "Défense, 2e chance" en 2005.

Cependant, ne serait-ce pas aujourd'hui à ce dernier d'influencer en retour une adaptation du SMA ? En effet, dans un contexte marqué par des effectifs restreints et des projections multiples, il serait sans doute opportun de faire désormais appel à d'anciens cadres militaires ou de la police nationale plutôt qu'à de la ressource d'active qui doit rester focalisée sur les engagements opérationnels, par ailleurs de plus en plus exigeants.

 

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Patrice HUIBAN.

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Vendredi 20 mai 2011 5 20 /05 /Mai /2011 11:08

 

Il est toujours surprenant de constater le décalage entre les incantations de beaucoup d’intellectuels du « bocal parisien » au sujet des relations entre la France et l’Afrique et la réalité du terrain qui est beaucoup plus nuancée.

Pour une bonne part de ces « élites » politico-médiatiques, la France serait coupable d’avoir pillé les ressources naturelles et humaines d’une grande partie de ce continent, mélangeant au passage traite négrière et colonisation. La France devrait avoir des relations « normales » ou « normalisées » avec ses ex-colonies.

Sans rentrer dans le débat de fond en s’appuyant sur les travaux des historiens sans partie pris qui remettent totalement en cause cette vision manichéenne, comment ne pas être surpris par l'écart entre cette perception et l’attitude de la majorité des Africains francophones lors de visites officielles ou de l’évocation de pages de notre histoire commune. Qu’une victime pardonne à son bourreau, soit, mais qu’elle l’accueille à bras ouverts, c’est pour le moins rarissime !

Ainsi, lors de sa visite au Sénégal en octobre dernier, l’accueil réservé au président de la Saint-Cyrienne (association des anciens élèves de St-Cyr), le général (2S) Dominique Delort, fut extrêmement chaleureux et presque digne d’un chef d’Etat.

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Musée des forces armées. Dakar. Mamadou Koné dans l'exercice de ses fonctions, en compagnie du général Dominique Delort, président de la Saint-Cyrienne. Dans la vitrine, un fusil double, modèle 1861.

 

De même, les célébrations des 70 ans de l’appel du 18 juin et du cinquantenaire des indépendances des pays d’Afrique noire francophones furent l’objet d’une démonstration d’amitié et de fraternité poignante.

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29 octobre 2010. Brazzaville, square Charles-de-Gaulle. Jérémie Andzembe, élève congolais de St-Cyr, salue les anciens combattants de l'armée française, à l'issue d'une cérémonie en hommage au général de Gaulle. Marion Urban/RFI

 

N’en déplaise aux champions de l’auto-flagellation, voire de la haine de la France, les relations entre notre pays et ses ex-colonies africaines resteront « spéciales ». En dépit de vicissitudes périodiques comme dans toute amitié franche et durable, les liens entre la France et le Tchad ou le Congo ne pourront jamais se comparer aux relations entre notre pays et l’Uruguay ou le Paraguay ! Les dollars déversés par d’autres nations comme les Etats-Unis ou la Chine n’y changeront rien. Le sang et la sueur versés dans des combats communs, la langue, les valeurs, ces pages d’Histoire intimement partagées feront toujours de ces pays, de la France, et de leurs habitants respectifs, des cousins, voire des frères. Cela s’appelle la Françafrique, et alors ? Nous devons surtout, des deux côtés de la Méditerranée, être dignes de cet héritage, sans ressentiment, ni domination ni flagellation. 

  

Eboue.jpgFélix Éboué et le gouverneur de Nouvelle-Calédonie et des Nouvelles-Hébrides, Henri Sautot.

Source : Collection du musée de l'Ordre de la Libération

 

Patrice HUIBAN.

 

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Samedi 5 février 2011 6 05 /02 /Fév /2011 19:38

La Croix.com, le 03-02-2011.

 

Un député propose une « Journée de la République » à l’école.

 
Dans un rapport rendu public le mercredi 3 février, le député UMP Patrick Beaudouin plaide aussi pour que les élèves portent un uniforme.

« Le moment est venu d’accomplir une réforme qui adapte aux conditions du temps présent l’enseignement de la citoyenneté, du civisme et de l’esprit de défense. » Patrick Beaudouin, député UMP du Val-de-Marne (1), n’y va pas par quatre chemins dans le rapport qu’il a remis à Nicolas Sarkozy – à la demande de ce dernier – sur la transmission aux jeunes des « principes de notre vivre-ensemble » et qui est rendu public le 3 février.


Dans ce document commandé fin 2009 lors du débat sur l’identité nationale, le parlementaire estime que ces principes font l’objet d’une « remise en cause » pour des raisons diverses (effacement du rôle directif de l’État et de la famille, disparition du service national, mondialisation des moyens de communication…) et propose d’y remédier par l’instauration d’un « parcours » obligatoire de sensibilisation aux valeurs républicaines pour tous les jeunes dès l’école primaire.


L’auteur du rapport se refuse à porter un jugement sur ce qui est réalisé aujourd’hui dans ce domaine, à savoir un peu d’éducation civique à la discrétion des professeurs d’histoire de collèges ou lycées et la Journée d’appel et de préparation à la défense (JAPD) entre 17 et 25 ans.

 

Journée de la république, journée de défense et journée citoyenneté

Mais, après avoir procédé à une série d’auditions (élus de droite et de gauche, enseignants, militaires…), il estime qu’il convient de faire beaucoup plus, grâce à « une démarche novatrice » conduisant à « une véritable imprégnation de la jeunesse » par les règles sur lesquelles la société française s’est construite. Le « parcours de la citoyenneté, du civisme et de l’esprit de défense » auquel il pense se poursuivrait par une sensibilisation dans l’enseignement supérieur.

Dans le primaire et le secondaire, ce parcours serait articulé autour d’une éducation civique à « enrichir » en l’étendant à l’esprit de défense. Il aurait pour pivot une « Journée de la république » annuelle et obligatoire. Organisée dans l’ensemble des établissements scolaires du premier et second degré, cette journée serait, selon Patrick Beaudouin, « un moment d’échanges et de débats », avec la participation de personnalités extérieures.


Elle serait aussi l’occasion pour le président de la République de délivrer « une adresse à la jeunesse de France ». La Journée de la république pourrait se tenir chaque 11 novembre ou à une date aussi proche que possible, si ce jour tombe un samedi ou un dimanche : « La date du 11 novembre, argue le rapporteur, est devenue non seulement la commémoration de la victoire de 1918, mais aussi celle de l’engagement du soldat-citoyen dans la vie et la défense de la patrie. »

 

Un « passeport civique » pour les diplômes et le recrutement 

Patrick Beaudouin suggère, par ailleurs, que les établissements scolaires puissent, sur la base de la liberté de choix, doter leurs élèves « d’un uniforme », dans la perspective de la Journée de la république.

Une proposition qui devrait aussi faire débat. Le rapporteur explique : « La vocation de ce signe de reconnaissance (NDLR : l’uniforme), librement décidé, consenti et réalisé, permettrait de renforcer la notion d’appartenance à un groupe, à une équipe, à ses règles et, donc, d’affirmer l’apprentissage de la communauté. »

Entre 17 et 25 ans, chaque jeune devrait ensuite, après s’être fait recenser auprès de la mairie de son domicile, effectuer comme aujourd’hui la JAPD. Sauf que celle-ci, dans le dispositif de Patrick Beaudouin, change de nom (elle devient « Journée de défense ») et est suivie dans la foulée d’une « Journée citoyenneté » organisée sous l’autorité des maires.

Ces deux journées seraient sanctionnées par la délivrance d’un « passeport civique », exigible pour l’obtention des diplômes et le recrutement professionnel, et donneraient droit au financement par l’État des passages du permis de conduire.


Antoine FOUCHET

(1) Il est membre de la Commission défense de l’Assemblée nationale, maire de Saint-Mandé (Val-de-Marne) et président de l’Association des anciens et amis du bataillon français de Corée.

L'Elan Nouveau des Citoyens soutient cette proposition. En effet, il est grand temps que

 

-l'éducation civique ne soit plus une variable d'ajustement des programmes en fonction des convictions personnelles et des priorités autodécrétées des professeurs d'histoire-géographie ;

-l'éducation civique ne se limite pas trop souvent à une éducation tout court (politesse, vie en collectivité,...) ;

-la jeunesse de France prenne pleinement conscience, via l'Ecole, des devoirs inhérents à tous les citoyens d'une démocratie, à savoir défendre le patrimoine commun (la Patrie), l'intérêt général (la République) et les valeurs partagées (la Nation).

 

 Patrice HUIBAN.

 

Par Patrice HUIBAN - Publié dans : Réflexions
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Jeudi 20 janvier 2011 4 20 /01 /Jan /2011 09:26

 

LeMondeinformatique.fr, le 19-01-2011.

 

La cyberguerre s'invite à la conférence Black Hat

 


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La capacité du ver Stuxnet à provoquer des dommages sur le programme nucléaire iranien a démontré, de façon visible, les capacités des cyber-armes. Ce fait n'a pas échappé non plus aux organisateurs de la conférence Black Hat, ni à Jeff Moss, son fondateur.

 

Le consultant en sécurité, Jeff Moss, qui siège depuis 2009 au Conseil Consultatif du Département de la Sécurité Intérieure (Department of Homeland Security - DHS), n'est pas d'accord pour dire, comme certains experts, que Stuxnet représente « la première attaque ciblée effectuée avec une cyber-arme. » De son point de vue, « ce n'est pas la première du genre, mais c'est la première qui soit vraiment visible de tous, » a t-il commenté. « Je pense aussi que c'est la première attaque dont nous pouvons tous parler publiquement, » a t-il ajouté.


Les débats sur les techniques utilisées pour monter des attaques offensives sont également de plus en plus publiques. C'est le cas des thèmes abordés à la conférence Black Hat qui se tient cette semaine à Washington, dans un hôtel situé à deux stations de métro du Pentagone. Certains sujets parlent ainsi spécifiquement de pistes, jusque là qualifiées de « tactiques irrégulières » et « d'escarmouches sur le web, » pour mener des cyber-guerres offensives. Comme l'indique Jeff Moss, la dernière conférence a ajouté ces sujets de discussions « à l'attention des personnes qui exerce légalement ce type d'actions. » Des sessions consacrées aux cyber-attaques font depuis longtemps parti des thèmes abordés à la conférence, mais jusqu'à présent, les sujets étaient essentiellement axés sur des tactiques permettant de tester les moyens de défenses. « Aujourd'hui, les techniques d'attaques sont traitées à part entière, » a t-il déclaré.


Une riposte cyber graduée ?


Entre temps, le ver Stuxnet a enrichi la bibliothèque des cyber-attaques, lesquelles sont par ailleurs de plus en plus portées à la connaissance du grand public. Comme cette intrusion l'an dernier dans les systèmes informatiques de Google, une action probablement menée par la Chine contre le géant de l'Internet. Le fondateur de Black Hat pense que la divulgation publique de ces attaques donne aussi plus de poids aux responsables de la sécurité informatique, qui peuvent désormais faire valoir auprès des dirigeants la réalité de certains incidents pour expliquer les risques encourus. Mais beaucoup reste à faire. Lorsque Stuxnet a mis hors de contrôle certaines centrifugeuses destinées à l'enrichissement d'uranium au sein de l'installation nucléaire iranienne, l'attaque a largement montré la vulnérabilité des systèmes de contrôle, y compris ceux utilisés dans diverses installations électriques à travers le monde.

Pour Franklin Kramer, ancien secrétaire d'Etat adjoint à la Défense dans l'administration Clinton, une cyber-guerre ne se limitera pas à un secteur en particulier et le gouvernement aura besoin de disposer de solutions diverses pour parer à ce type de menace. « Le premier niveau de réponse pourrait être diplomatique et le second économique, » a déclaré Franklin Kramer. Mais, un troisième niveau de réponse pourra être d'ordre cybernétique, ou «cinétique» comme disent les militaires quand ils évoquent une éventuelle action de ce type. L'ancien secrétaire d'Etat a également indiqué qu'une action militaire en réponse à une cyber-attaque ne pouvait pas être exclue des scénarios possibles. A ce propos, il a rappelé l'intervention menée en 1989 par les États-Unis au Panama, conduisant à l'arrestation de son dirigeant Manuel Noriega, condamné et emprisonné pour trafic de drogue, racket et autres charges. Franklin Kramer a également appelé à une plus grande collaboration sur les questions soulevées par les cyber-menaces. Celui-ci estime aussi que les responsables politiques devront examiner de près la question de savoir si la Security and Exchange Commission (SEC), le gendarme américain de la bourse, doit obliger ou non les entreprises à rendre publique leurs problèmes liés à la sécurité et à communiquer sur les solutions possibles pour se défendre de ces cyber-attaques, de manière à sensibiliser davantage encore à telle ou telle menace. « Je pense qu'il y a beaucoup à dire à ce sujet, » a conclu Franklin Kramer.

Crédit Photo : D.R

 

 

Stuxnet, une création américaine et israélienne ?

Selon le New York Times, une variante du virus Stuxnet aurait été développée et testée en Israël, dans le centres de recherche de Dimona situé dans le désert du Néguev.Le journal indique également que le gouvernement américain aurait apporté son soutien à ces recherches. L'objectif était de désorganiser le programme nucléaire iranien pour éviter d'aboutir à la fabrication d'armes nucléaires.

 

Après la création d’une structure nationale en 2009 (Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI)), il est important que la France réfléchisse à une doctrine globale en la matière. En effet, la sécurité des systèmes d’information est encore un domaine très morcelé et marqué par son aspect Défense. Or, l’Etat doit ici, comme dans le champ physique, élaborer des stratégies de sauvegarde et de riposte avec une palette très large de moyens. Il va nous falloir apprendre à manœuvrer dans le « cyberespace » ! A quand une nouvelle ordonnance de 1959 afin de préparer la nation, sous l’impulsion des services de l’Etat, à faire face à ce nouveau type de menace ?

 

Patrice HUIBAN.

 

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