Partager l'article ! Chef militaire et autorité civile : l'indispensable entente.: « Un gouvernement adopterait en vain les meilleurs règlements pour organise ...
« Un gouvernement adopterait en vain les meilleurs règlements pour organiser une armée, s’il ne s’appliquait aussi à exciter l’esprit militaire dans le pays.
[…] ce fut à l’assemblage des vertus civiques et de l’esprit militaire, […] que les Romains furent redevables de leur grandeur » [1].
Cette citation est-elle toujours d’actualité ? Les militaires peuvent-ils se cantonner au rôle d’assurance-vie en cas de crises aigües ? La Nation peut-elle se contenter de déléguer sa défense à des professionnels de l’usage d’une force légalisée sans conserver une « militarité » latente au sein de la population ? Le chef militaire a-t-il toujours sa place dans le débat d’idées sur l’organisation de la Cité ou n’est-il qu’un expert, parmi tant d’autres, au service du politique ?
Face aux turbulences d’un monde soumis à des crises à la fois protéiformes et soudaines, le chef militaire a vocation à dépasser un rôle de simple exécutant pour conseiller et impulser l’action de l’autorité civile à tous les niveaux et en tout temps. Alors que le concept de résilience est mis en exergue, il est étonnant de constater que les valeurs militaires et le militaire sont relativement marginalisés. En effet, ce sont eux qui contribuent à renforcer la robustesse de la Nation et, in fine, sa résilience.
Pour en savoir plus sur cette réflexion de jeunes officiers supérieurs du Collège interarmées de défense :
CHEF MILITAIRE ET AUTORITE CIVILE -
CID
[1] Antoine-Henri Jomini, Précis de l’art de la guerre, Editions Perrin, p. 113.