La sécurité est l’une des exigences majeures de la population. Sa mise en cause a pour origine un large éventail de risques et menaces. Le risque zéro étant illusoire, l’objectif à poursuivre est de réduire la probabilité d’évènements dangereux et de minimiser leurs conséquences.
Il existe de multiples risques de la vie courante dont on a pu prévoir la prise en charge et le traitement. Les réponses apportées reposent sur une culture de sécurité, sur une législation (nationale ou européenne) très élaborée, sur des moyens performants et sur des organisations adaptées. Toutefois, les résultats obtenus demandent à être améliorés par des efforts de recherche, une meilleure organisation des réactions, une exploitation des retours d’expérience plus systématique et plus approfondie, et un effort de prévention et de formation.
Il existe ensuite des situations de catastrophe dont la nature ou l’ampleur dépasse les capacités des moyens courants (la frontière entre les deux catégories de risques est cependant floue et évolutive, et ne doit donc pas entraîner de cloisonnement dans la recherche des solutions).
La solution la plus sûre est le recours immédiat à des moyens de réserve de proximité. Ceux-ci pourraient être constitués de volontaires bénéficiant de périodes de mise en condition. Cette voie est déjà exploitée ou étudiée dans la plupart des secteurs à vocation sécuritaire. Il est souhaitable d’étendre ces initiatives et de les intégrer dans une politique nationale.
A côté des risques, existent les menaces. C’est le cas d’actions violentes délibérées, isolées ou plus ou moins coordonnées, d’ampleur limitée dans l’immédiat mais susceptibles de s’inscrire dans une stratégie plus vaste et plus dangereuse. Les réponses qu’elles nécessitent exigent un effort permanent d’adaptation en raison de la réactivité et de l'habileté des adversaires. L’amélioration des résultats obtenus passe principalement par des efforts d’anticipation et par le développement des systèmes de renseignement et d’investigation, ainsi que par le renforcement de la coopération internationale et notamment européenne.
Les menaces « exceptionnelles » regroupent toutes les hypothèses d’agression d’une certaine ampleur mettant directement en cause la sécurité des populations. La réponse à ces menaces est dans la double exigence de prévention et d’action : dissuader les adversaires potentiels de s’en prendre à notre pays et être capable de s’opposer efficacement à leur agression.