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Depuis une quinzaine d’années, la physionomie du monde a profondément changé. Même si celui-ci connaît d’incontestables progrès, il semble avoir perdu ses repères; il est plus que jamais perçu comme instable, incertain et dangereux. Or, cette situation est d’autant plus inquiétante que la vulnérabilité de nos pays peut s’accroître par l’affaiblissement des États dans leur fonction de protection des citoyens et de référence identitaire.

L’avenir de nos sociétés implique à l’évidence un effort de défense nouveau en rapport avec les multiples dangers auxquels elles se trouvent confrontées. Or, on constate l’absence d’une politique de défense d’ensemble permettant de prévoir, de prévenir et de traiter ces situations dans leur contexte et dans la durée.

Les auteurs de la présente étude se sont interrogés sur les raisons de cette situation et sur les moyens d’y remédier. L’étude proposée se limite à une démarche exploratoire et ne prétend pas épuiser le sujet. Elle a pour seule ambition de mettre en évidence des insuffisances et surtout de contribuer à l’amélioration indispensable et urgente de la réflexion de défense.

 

Propositions de "L'Elan Nouveau des Citoyens"

Vendredi 1 juillet 2011 5 01 /07 /Juil /2011 18:37

 

Le Télégramme, 27-06-2011.

 

Citoyenneté. Le retour du «service» ?

 

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Juin 2001: le dernier appelé rend son fusil. Dix ans après sa suppression, la question de remettre en place un service national obligatoire refait encore surface régulièrement. Pour ses vertus d'école de la citoyenneté et de mixité sociale.

 

«À l'époque, j'avais attiré l'attention de Jospin sur le fait que des jeunes allaient pouvoir arriver à l'âge adulte sans avoir rencontré une seule fois une forme d'autorité dans leur vie, du fait, notamment de la démission des parents», confie Gilbert Le Bris, député finistérien, membre de la commission de la Défense.

«Creuset républicain»

À l'automne 2005, la crise dans les banlieues relance le débat. La journée d'appel et de préparation à la défense (JAPD) est instituée pour tous les jeunes garçons et filles. Insuffisant, toutefois, dit-on, pour remplacer l'ex-service, «creuset républicain», par excellence, outil de brassage social et d'apprentissage de la vie en communauté. «Il faudrait au moins allonger la JAPD - aujourd'hui journée de défense et de citoyenneté - à trois jours», suggère Gilbert Le Bris, tout en soulignant la pertinence d'un service civique de plus longue durée. «Mais, concrètement, je ne vois pas comment on pourrait assurer l'encadrement de 700.000 jeunes aujourd'hui». En tout cas, pas par les militaires, désormais en nombre réduit et professionnels. De toute façon, la pilule aurait du mal à passer auprès des jeunes : «L'époque n'étant plus au temps où tout Français était un soldat devant défendre la Nation.»

Un livret du citoyen

Patrick Beaudoin, député du Val-de-Marne, propose un parcours individuel du citoyen: «L'objectif est de faire comprendre les règles du savoir-vivre ensemble puis, une fois acquis, comment on les défend.» Ce livret s'appuierait sur un ensemble de formations tout au long de la vie, «en utilisant les politiques publiques qui existent». Au-delà de deux journées de JAPD, dont l'une consacrée à la citoyenneté via des rencontres avec des élus, Patrick Beaudoin prône de créer un troisième volet de l'éducation, basé sur un renforcement de l'enseignement de l'Histoire et de l'instruction civique. Mais aussi de jalonner le parcours de vie de journées de sensibilisation (citoyenneté, défense...) et de valoriser les implications des citoyens dans la vie publique (scout, pompiers volontaires...).

Traiter les causes d'abord

L'amiral Alain Béreau, lui, est un fervent partisan d'un service civique obligatoire: «Le rendu du service civique volontaire que nous avons mis en place est très positif. Les jeunes apprécient ce temps où ils engrangent de l'expérience, réfléchissent sur leur parcours.» L'apprécieraient-ils tout autant s'il était obligatoire ? Rien n'est moins sûr. Joël Autret, sociologue, se demande s'il est opportun de faire un lien entre la mixité sociale et le service national : «N'essaie-t-on pas de traiter les conséquences et non les causes. C'est-à-dire, favoriser l'unité nationale alors qu'il y a des choses à faire, en amont sur le plan éducatif, social, économique.»

Quel sens pour les jeunes?

Le sociologue se demande, par ailleurs, si «le lien réalisé, systématiquement, entre personnes défavorisées et socialisation républicaine par l'inclusion dans un service civil ou militaire est pertinent. Il faut, d'abord, lutter contre la culture de l'allophobie (la peur de l'autre, des quartiers difficiles)... et assurer la transmission des valeurs aux enfants. Cela revient aux parents, pas à un service national... aux enseignants, aussi. Il faudrait, également, rechercher le sens à donner à cette activité civique, un réel service social, afin qu'il soit recevable par les jeunes; qu'ils sentent qu'ils servent à quelque chose d'utile pour la collectivité». Le débat est ouvert. Et on risque fort de le retrouver lors de la présidentielle en 2012.

 

L’Elan Nouveau des Citoyens soutient la mise en place d’un service civique universel, même si un tel projet nécessiterait plusieurs années de montée en puissance.

En effet, c’est le seul moyen d’obtenir pour tous les citoyens, pendant une période de leur vie au moins,  un brassage social facteur de respect mutuel et donc de fraternité. L’Ecole, dont c’est une des vocations, peine de plus en plus à assurer ce brassage. Elle reproduit souvent l’environnement social dominant de l’enfant.

Outre le raffermissement de l’unité nationale, un tel service serait un démultiplicateur d’efficacité globale pour toute la société si l’affectation des jeunes respectait un compromis entre souhaits individuels, compétences à offrir à la collectivité et la nécessité d’évoluer dans un milieu différent de son milieu d’origine.

Outre les traditionnels volontariats dans les armées, la Gendarmerie, la Police, les pompiers et la Sécurité civile, la société toute entière bénéficierait d’un soutien scolaire de qualité généralisé, d’un renforcement du lien social au profit du 3e et 4e âges, d'une plus grande solidarité envers les individus en grande précarité, d’un entretien  accru de l’environnement,….

Dans une démocratie, donner quelques mois de sa vie à la collectivité ne doit pas être une possibilité mais un devoir.

 Patrice HUIBAN.

 

 

Par Patrice HUIBAN - Publié dans : Réflexions
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Vendredi 3 juin 2011 5 03 /06 /Juin /2011 15:48

 

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Cette année marque le cinquantenaire de la création du service militaire adapté (SMA). Voulu à l'origine pour permettre aux ultramarins d'effectuer leurs obligations militaires dans leur DOM ou TOM, il a perduré en dépit de la suspension du ces dernières.

En effet, outre son rôle "service national", il a constitué au fil des années un outil d'insertion sociale dans des territoires encore davantage marqués que la métropole par l'échec scolaire, le chômage de masse et l'éclatement des cellules familiales. Par ailleurs, il représente toujours une force militaire d'appoint, notamment lors de catastrophes naturelles. Dans ces missions d'intérêt général, le SMA affiche de très bons résultats. C'est pourquoi l'Elan Nouveau des Citoyens l'avait montré en exemple en 2003, afin de le voir décliné en métropole. Ce fut chose faite avec la mise en place du plan "Défense, 2e chance" en 2005.

Cependant, ne serait-ce pas aujourd'hui à ce dernier d'influencer en retour une adaptation du SMA ? En effet, dans un contexte marqué par des effectifs restreints et des projections multiples, il serait sans doute opportun de faire désormais appel à d'anciens cadres militaires ou de la police nationale plutôt qu'à de la ressource d'active qui doit rester focalisée sur les engagements opérationnels, par ailleurs de plus en plus exigeants.

 

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Patrice HUIBAN.

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Mercredi 25 mai 2011 3 25 /05 /Mai /2011 22:35

 

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A l'heure où la Côte d'Ivoire retrouve la paix , de façon durable espérons-le, rendons hommage à nos 12 soldats tombés sur ce théâtre d'opération et aux dizaines de blessés depuis l'interposition des forces françaises en 2002.

Leur sacrifice et l'engagement de la France dans cette région ont permis, pendant de longues années et dans un contexte politico-militaire très délicat, d'éviter un bain de sang de grande ampleure.

La France peut être fière de l'action de ses enfants à des milliers de kilomètres de leurs foyers.

 

Artilleur de 1ère classe Kevin ZIOLKOWSKI (26 ans) 40e RA

Sergent Laurent de RAMBURE (32 ans, 2 enfants) RICM

Brigadier-Chef Fabien RIVIERE 515e RT

Adjudant-Chef Philippe CAPDEVILLE (47 ans, 3 enfants) RICM

Brigadier-Chef Franck DUVAL (32 ans) 515e RT

Caporal Benoît MARZAIS (21 ans, 2 enfants) 2e RIMa

Caporal Emmanuel TILLOY (24 ans) 2e RIMa

Caporal-Chef Patelise FALEVALU (34 ans) 2e RIMa

Caporal David DECUYPERE (20 ans) RICM

Sergent-Chef François DELON (40 ans, 1 enfant) RICM

Adjudant-Chef Thierry BARATHIEU (42 ans, 3 enfants) RICM

Caporal Mickaël DUPRE 1er RIMa.

 

 

Patrice HUIBAN.

 

Par Patrice HUIBAN - Publié dans : Soutien et mémoire
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Lundi 23 mai 2011 1 23 /05 /Mai /2011 22:31

 

saint-cyr.org, le 22-05-2011.

 

11 novembre : commémoration de tous les morts pour la France

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Tel est bien le but de l’action collective engagée depuis maintenant six mois. Les échanges au sein du Comité d’entente et en marge de celui-ci ont permis de préciser encore ce qui est le plus important dans cette démarche visant à rendre hommage à tous les MPLF.

Le projet, porté par quarante associations représentant sensiblement plus d’un million d’adhérents, progresse. Porté à la connaissance d’élus il a suscité au moins 7 questions écrites de la part de députés ou sénateurs. Très récemment une délégation, que je conduisais, a été reçue au ministère de la défense et l’écoute a été de qualité. Nous sommes dans l’attente de la réaction et de la position du ministre de la défense et des anciens combattants.

Ce projet est totalement compatible avec une autre action en cours visant à ériger à Paris un monument aux morts en opérations extérieures, pour un hommage rendu naturellement le 11 novembre.

Pourquoi sommes-nous si nombreux à souhaiter maintenant cette Commémoration ? Très certainement parce que nous constatons de profonds changements dans notre société.

Que l’on prenne un repère il y a 15, 30 ou 50 ans force est de constater que les Français, en les considérant dans les rues des villes et villages, ne sont plus les mêmes. C’est une évidence. Dans le même temps les anciens combattants sont moins nombreux voire ont disparu comme ceux de la Première guerre mondiale. Ceux de l’Indochine et de l’Algérie vieillissent à leur tour. L’Armée n’a plus du tout la même implantation territoriale et a quitté bien des villes moyennes et même des départements entiers. Son volume a peut-être diminué de 70% en 30 ans. La conscription est suspendue depuis presque 15 ans. De très nombreux jeunes hommes et femmes ne savent plus trop quel peut être le prix de la liberté et de la défense des intérêts et ambitions de notre pays. C’est ainsi !

Les rassemblements patriotiques se font de nos jours plus difficilement, le plus souvent sans aucune présence militaire. Dans bien des villages, avec la disparition des harmonies locales, plus personne ne sait exécuter les sonneries « Aux Morts ». Les médias ne suivent plus « dignement » que le « 14 juillet » et le « 11 novembre ». La place faite au « 8 mai », en 2011, en est hélas l’illustration.

Pourtant depuis 50 ans l’Armée est engagée dans de multiples opérations et des hommes sont tombés pour la Patrie. Plus de deux cent mille soldats, marins, aviateurs et gendarmes sont devenus à leur tour des anciens combattants.

Pourtant la conscience qu’il faut faire quelque chose pour qu’une commémoration nationale soit décidée et votée n’a jamais été aussi forte chez beaucoup de Français. L’Entente soutenant le projet de commémoration et comprenant des associations aussi représentatives, aussi diverses, est réellement symptomatique de cet état d’esprit.

Alors je crois, avec tous les autres responsables des 40 associations, que la décision de commémorer tous les morts pour la France, partout dans le pays, est possible et ceci sans supprimer les autres commémorations, qui ont leur sens. Un vote consensuel est raisonnablement envisageable au Parlement.

La République pourrait commémorer, le 11 Novembre, la Victoire et la Paix, conformément à la loi du 24 octobre 1922, et désormais aussi tous les MPLF.

Le temps d’expliquer aux plus jeunes le sens de cette Commémoration nationale par la République, celui d’une présence plus visible de détachements militaires, et naturellement celui d’inscrire le nom de nos derniers morts pour la France sur le Monument aux morts de leur commune serait enfin venu.

A chacun d’aider à la réalisation de ce projet !

 

Général de corps d'armée (2S) Dominique Delort,

Président de La Saint-Cyrienne

 

Par Patrice HUIBAN - Publié dans : Soutien et mémoire
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Vendredi 20 mai 2011 5 20 /05 /Mai /2011 11:08

 

Il est toujours surprenant de constater le décalage entre les incantations de beaucoup d’intellectuels du « bocal parisien » au sujet des relations entre la France et l’Afrique et la réalité du terrain qui est beaucoup plus nuancée.

Pour une bonne part de ces « élites » politico-médiatiques, la France serait coupable d’avoir pillé les ressources naturelles et humaines d’une grande partie de ce continent, mélangeant au passage traite négrière et colonisation. La France devrait avoir des relations « normales » ou « normalisées » avec ses ex-colonies.

Sans rentrer dans le débat de fond en s’appuyant sur les travaux des historiens sans partie pris qui remettent totalement en cause cette vision manichéenne, comment ne pas être surpris par l'écart entre cette perception et l’attitude de la majorité des Africains francophones lors de visites officielles ou de l’évocation de pages de notre histoire commune. Qu’une victime pardonne à son bourreau, soit, mais qu’elle l’accueille à bras ouverts, c’est pour le moins rarissime !

Ainsi, lors de sa visite au Sénégal en octobre dernier, l’accueil réservé au président de la Saint-Cyrienne (association des anciens élèves de St-Cyr), le général (2S) Dominique Delort, fut extrêmement chaleureux et presque digne d’un chef d’Etat.

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Musée des forces armées. Dakar. Mamadou Koné dans l'exercice de ses fonctions, en compagnie du général Dominique Delort, président de la Saint-Cyrienne. Dans la vitrine, un fusil double, modèle 1861.

 

De même, les célébrations des 70 ans de l’appel du 18 juin et du cinquantenaire des indépendances des pays d’Afrique noire francophones furent l’objet d’une démonstration d’amitié et de fraternité poignante.

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29 octobre 2010. Brazzaville, square Charles-de-Gaulle. Jérémie Andzembe, élève congolais de St-Cyr, salue les anciens combattants de l'armée française, à l'issue d'une cérémonie en hommage au général de Gaulle. Marion Urban/RFI

 

N’en déplaise aux champions de l’auto-flagellation, voire de la haine de la France, les relations entre notre pays et ses ex-colonies africaines resteront « spéciales ». En dépit de vicissitudes périodiques comme dans toute amitié franche et durable, les liens entre la France et le Tchad ou le Congo ne pourront jamais se comparer aux relations entre notre pays et l’Uruguay ou le Paraguay ! Les dollars déversés par d’autres nations comme les Etats-Unis ou la Chine n’y changeront rien. Le sang et la sueur versés dans des combats communs, la langue, les valeurs, ces pages d’Histoire intimement partagées feront toujours de ces pays, de la France, et de leurs habitants respectifs, des cousins, voire des frères. Cela s’appelle la Françafrique, et alors ? Nous devons surtout, des deux côtés de la Méditerranée, être dignes de cet héritage, sans ressentiment, ni domination ni flagellation. 

  

Eboue.jpgFélix Éboué et le gouverneur de Nouvelle-Calédonie et des Nouvelles-Hébrides, Henri Sautot.

Source : Collection du musée de l'Ordre de la Libération

 

Patrice HUIBAN.

 

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Samedi 14 mai 2011 6 14 /05 /Mai /2011 12:05

 

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Parrainée par la Frégate de Défense Anti-aérienne (FDA) Forbin, la classe de 2nde "Turquoise" du lycée Notre-Dame de Saint-Germain-en-Laye a rendu visite à un autre bâtiment de la Force d'Action Navale (FAN) le jeudi 17 mars 2011 : l'Aconit. Ce sont 15 élèves qui ont ainsi découvert la frégate légère furtive de fond en comble, du pont d'envol à la passerelle, en passant par le centre opérations, la salle des machines et la plage arrière.

Les visiteurs ont tout appris des missions des Frégates de type La Fayette (FLF) : de la lutte anti-piraterie aux déploiements humanitaires, de la police en haute mer aux opérations de sauvetage, de la participation au groupe aéronaval aux opérations spéciales, de nombreuses perspectives qu'ils développent sur leur blog : http://turquoisesaularge.over-blog.com/article-les-turquoises-vous-presentent-la-flf-aconit-69690601.html

 

Le pôle Défense de l'Elan Nouveau des Citoyens tenait à saluer cette initiative, hélas trop rare, tendant à faire connaître une institution pilier du pays à de jeunes citoyens. On ne peut en effet s'appuyer uniquement sur les Journées Défense et Citoyenneté (JDC) pour mener à bien cette mission. Le Parcours citoyenneté, qui prévoit cette sensibilisation régulière, doit donc être mené de façon sans doute plus volontariste par notre ministère de l'Education qui, là comme ailleurs, doit retrouver son qualificatif de "nationale" pour combler un vide identitaire nourrissant les communautarismes de toutes sortes.

 

Patrice HUIBAN.

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Samedi 30 avril 2011 6 30 /04 /Avr /2011 14:36

LeMonde.fr, le 29-04-2011.

Le Pentagone affirme que la coalition progresse en Afghanistan

 

Le ton est largement plus optimiste que par le passé. Dans un rapport semestriel rendu public vendredi 29 avril, le Pentagone affirme que les forces américaines et l'OTAN ont réalisé des "progrès tangibles" en Afghanistan et mis les talibans sous une "pression sans précédent".

Le précédent état des lieux à l'automne dernier faisait état de gains "modestes" et "inégaux" dans le pays, et contrastait avec la confiance alors manifestée en public par les responsables américains.

L'ÉLAN DE L'INSURRECTION "STOPPÉ"

Depuis, les forces de la coalition internationale, ainsi que l'armée afghane ont "fait des progrès tangibles, stoppant l'élan de l'insurrection dans une grande partie du pays et le renversant dans un certain nombre de zones importantes", note le Pentagone dans ce rapport au Congrès, tout en reprenant sa prudente antienne de progrès "fragile et réversible".

L'amélioration de la sécurité est notamment "évidente" dans la ville de Kandahar (Sud), le berceau des talibans, et les districts avoisinants, dans la province d'Oruzgan (Sud) et dans plusieurs districts de la province du Helmand (Sud-Ouest). Ces régions, qui restent parmi les plus dangereuses du pays, sont celles où l'effort de la coalition est le plus important.

 

PRÈS DE 100 000 SOLDATS AMÉRICAINS SUR LE TERRAIN

Le ministère de la défense américain attribue ces progrès aux renforts envoyés tout au long de l'année 2010 sur le terrain, et à la poursuite de la formation d'une armée afghane qui commence à produire leurs effets.

Le président Barack Obama avait renforcé de 30 000 hommes, dont les derniers sont arrivés en novembre, le nombre de soldats américains présents dans le pays, tandis que les 47 autres pays de la coalition ont envoyé 10 000 hommes supplémentaires.

Au total, 99 000 soldats américains et 47 000 de l'OTAN sont déployés sur le terrain aux côtés de 225 000 soldats et policiers afghans, dont les capacités opérationnelles s'améliorent, affirme le Pentagone. Mais le manque de formateurs pour les forces afghanes et le taux de désertion continuent de poser un "risque stratégique", alors que la responsabilité de la sécurité doit progressivement être transférée aux Afghans d'ici à la fin 2014.

DES CHANTIERS PERSISTENT

Au-delà du ton globalement confiant du rapport, transparaît en filigrane l'ampleur de la tâche qui reste à accomplir : le rapport note une amélioration de la perception de la sécurité par les Afghans, mais seuls "45 % se sentent en sécurité lorsqu'ils quittent leur village".

Le Pentagone se félicite également que 74 % des unités de l'armée afghane soient "efficaces", encadrées ou assistées par des forces de la coalition, mais se garde de mentionner qu'aucune d'entre elles n'est opérationnelle seule.

Réalisé en collaboration avec d'autres branches du gouvernement (affaires étrangères, agences de renseignement, agriculture, justice), ce rapport couvre une période allant du 1er octobre 2010 au 31 mars 2011.

 

Même si cet article plutôt positif n'est pas le fruit d'une analyse sur place d'un journaliste du Monde, le simple fait que ce journal se fasse l'écho d'un rapport optimiste est déjà un progrès en soi vers une vision plus équilibrée de la situation en Afghanistan.

 

Patrice HUIBAN.

 

Par Patrice HUIBAN - Publié dans : Nouvelles récentes
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Jeudi 28 avril 2011 4 28 /04 /Avr /2011 22:40

 

Le parti socialiste venant de sortir son programme pour 2012, il est donc un important de se pencher sur ses aspects Défense. En effet, dans un contexte international - voire national - incertain, un parti dit "de gouvernement" ne peut éluder ces questions sur l’autel de préoccupations de court terme et/ou électoralistes.

 

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"Pourtant, par l’ampleur et la qualité de son réseau diplomatique et culturel ainsi que de ses personnels militaires, sa présence au Conseil de sécurité, son potentiel industriel et scientifique, son histoire et sa langue, son poids en Europe, la France doit redevenir un pays d’influence mondiale."

 

Cette « introduction » a le mérite de reconnaître le rôle des militaires dans le rayonnement mondial du pays, point qui doit d’autant plus être souligné que le parti socialiste ne brille habituellement pas par un souci aigu des questions de Défense et des militaires.

 

"La situation en Afghanistan sera une priorité de notre politique étrangère. Notre déploiement, qui représente la plus massive et la plus longue opération extérieure poursuivie par notre pays, au prix de lourds sacrifices pour nos soldats, doit faire l’objet d’un réexamen urgent et complet après un débat approfondi et un vote au Parlement. Nos forces n’ont aucune vocation à rester en Afghanistan. L’effort devra être recentré autour de la priorité que constitue l’émergence de forces de sécurité afghanes crédibles, contrôlées par les autorités d’un État stable issues d’un processus démocratique incontestable associant tous les Afghans qui reconnaissent la Constitution et refusent de soutenir Al Qaïda et le terrorisme. La stabilisation devra être accompagnée d’une aide civile mieux contrôlée, d’un programme massif de substitution de la culture du pavot et d’un projet politique impliquant réellement l’ensemble des Afghans. Toute stabilisation durable passe par la fin des ingérences des États étrangers – notamment le Pakistan – et implique un accord négocié entre tous les États concernés pour doter l’Afghanistan d’un statut de neutralité internationalement garanti et prévoir un retrait concerté des forces étrangères."

 

Ce point ne diffère pas des positions actuelles de la France et des principales puissances impliquées dans ce pays. Quant à l’affirmation que « Nos forces n’ont aucune vocation à rester en Afghanistan », c’est un truisme. Nous n’avons pas pour ambition de coloniser cette partie de l'Asie centrale (!). La vrai question réside dans le « comment » sortir de ce conflit, sans lâcheté et en laissant une situation meilleure qu’en 2001 (cf. l’article dans LeMonde.fr de novembre 2010).

 

"Enfin, dans les conflits armés, la France fondera sa doctrine d’intervention sur le droit international, le respect des mandats de l’ONU, la protection des populations civiles et de nos ressortissants à l’étranger, ainsi que sur des objectifs politiques clairs."

 

On reste dans la continuité.

 

"Dans un monde où les menaces se diversifient, les inégalités, la pauvreté et les frustrations s’accentuent, la politique menée depuis 2007 concourt à affaiblir notre outil de défense : hypercentralisation à l’Elysée de décisions souvent mal préparées, alignement atlantiste sans avancée européenne, manque de considération pour les personnels militaires et civils, repli sur soi industriel. Nous proposons une refonte globale de notre politique de défense et de sécurité, conforme à nos valeurs et à nos intérêts. La construction d’une Europe de la défense sera notre priorité. Concernant les interventions extérieures, la France fait exception parmi les grandes démocraties en engageant ses forces armées sans débat préalable devant le Parlement. Nous réformerons la Constitution afin que, sauf circonstances exceptionnelles, le Parlement soit obligatoirement consulté."

 

Dire que le gouvernement actuel a affaibli l’outil de Défense, cela reste à démontrer, au moins relativement à ses prédécesseurs. Certes, une vaste réorganisation est en cours avec une forte diminution des effectifs. Cependant, le budget n’a pas baissé en euros constants et cette réforme s’est globalement faite dans le cadre d’une réflexion globale illustrée par le Livre blanc de 2008. Ce ne fut pas le cas durant les années 1997-2002 où les ressources financières dédiées aux équipements ont été taillées sans aucune logique générale, si ce n’est celle d’une redistribution au profit des priorités du gouvernement du moment.

Parler de manque de considération paraît également exagéré, même si le président actuel a semblé montrer, au début de son quinquennat, une indifférence vis-à-vis questions de Défense et des militaires. Ses actes ont par la suite illustré une grande considération envers les membres des forces armées.

Enfin, pour ce qui concerne le Parlement, on ne peut que souhaiter une plus grande consultation, à la condition que cette consultation ne nuise pas à la réactivité et à la crédibilité de nos engagements par une instrumentalisation politicienne.

 

"Nous évaluerons précisément les effets concrets de la décision de réintégrer la France dans l’OTAN et nous la réexaminerons avec comme priorité une coopération militaire accrue au sein de l’Union avec la constitution d’un « pilier » européen. Dans une réflexion plus globale sur l’avenir de l’Alliance atlantique, nous nous attacherons à ce que ses missions soient ramenées à son but premier – la préparation de la défense collective – et à ce que l’Europe puisse prendre la place qui lui revient dans l’organisation de la défense de son territoire, ce qui exclut tout élargissement inconsidéré."

 

On ne peut que souscrire à ce point.

 

"La France et l’Allemagne devront donner l’impulsion pour un nouvel élan à l’Europe de la défense en proposant des initiatives ouvertes à tous les partenaires volontaires. Concrètement, nous proposerons le renforcement de l’Agence européenne de défense, dont le potentiel de rationalisation des moyens n’a pas encore été véritablement exploité, en particulier sur trois aspects :

- nous plaiderons pour la mise en place d’une structure solide de planification et de commandement.

- Nous défendrons en parallèle une mutualisation de moyens et le développement de capacités concrètes et autonomes à remplir des missions communes, comme la surveillance aérienne, spatiale et maritime.

- Enfin, nous proposerons à nos partenaires de faire de l’Agence européenne de défense une instance d’impulsion (financement de la recherche), de préparation (mutualisation de l’expertise technique et technologique) et de mise en oeuvre des programmes pouvant être réalisés en coopération par l’industrie européenne de défense, élément clé d’une autonomie stratégique et d’une maîtrise européenne des technologies de l’avenir."

 

Le renforcement de l’AED : oui, à condition que les autres « grands » du continent joue le jeu (budget et programmes), et sans oublier que la coopération est loin d’être toujours synonyme de maîtrise des coûts (A 400M, NH90,…).

Mutualiser les moyens : attention à ne pas mettre « la charrue avant les bœufs ». Une interdépendance sous forme de mutualisation pénaliserait notre souveraineté tant que nous n’avons pas une politique étrangère commune et cohérente (cf. l’Irak 2003  sans parler de la Libye aujourd’hui…).

 

"Sans remettre en cause la légitimité d’une dissuasion nationale indépendante tant que subsistent d’autres arsenaux nucléaires, la France, saisissant l’opportunité historique créée par les orientations du Président Obama, défendra un désarmement nucléaire universel, progressif, négocié et efficacement contrôlé. Nous prendrons en particulier des initiatives afin de relancer les négociations pour un traité d’interdiction de la production de matières fissiles à usage militaire. Nous proposerons également des règles plus strictes pour limiter la prolifération des armes légères qui se répandent à cause du délitement des sociétés et font le lit des économies mafieuses."

 

Un désarmement nucléaire ne créerait-t-il pas plus de risques que la situation actuelle n’en comporte… : le débat est loin d’être tranché.

Pour ce qui concerne les armées légères, on ne peut en effet qu’appeler de nos vœux une régulation plus stricte, même s’il elle semble très difficilement réalisable.

 

"La France et l’Europe sont particulièrement vulnérables au terrorisme. Parce que nous sommes perçus comme une partie de l’Occident. Parce que notre société est, par tradition, ouverte et soucieuse des libertés d’aller et venir. Parce que les terroristes agissent souvent de manière aveugle. Pour combattre la menace terroriste, outre l’indispensable coopération internationale, nous proposons une double stratégie :

- nous défendrons le développement d’un dispositif moderne de protection du territoire, y compris par des moyens de renseignement humain et technique permettant, dans le respect du droit, la détection précoce des menaces émergentes.

- Parallèlement, au Sahel, dans le Golfe, en Afghanistan notamment, nous agirons contre les origines du terrorisme en nous concentrant sur les foyers de tensions, de haines et de frustrations qui le nourrissent. Cela passe en particulier par l’aide au développement des pays qui abritent et souvent subissent des organisations terroristes, ainsi que par le soutien aux aspirations démocratiques des peuples."

 

On reste ici dans la continuité des gouvernements précédents.

 

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Le programme « Défense » du parti socialiste ne semble pas fondamentalement varier de celui du gouvernement actuel, tout en n’abordant aucunement la question des capacités : s’agit-il de maintenir une panoplie complète de moyens pour rester un des rares acteurs politico-militaires global ou s’agit-il d’entériner un déclin géopolitique sous la forme d’un repli sur le continent et nos DOM-COM. Le parti socialiste de 2011 pourrait-il toujours faire sienne cette citation de Jaurès dans L'armée nouvelle : "Tout ce que la France fera pour ajouter à sa puissance défensive accroîtra les chances de paix dans le monde." ?

 

Patrice HUIBAN.

Par Patrice HUIBAN - Publié dans : Nouvelles récentes
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Samedi 9 avril 2011 6 09 /04 /Avr /2011 10:36

 

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Heureuse nouvelle ! Des élèves d'HEC et de l'ENA vont se joindre aux stagiaires de l'Ecole de Guerre pour se pencher sur

 

Le temps de la décision :
conjuguer l’urgence, la gestion du quotidien et l’anticipation à l’heure de la complexité.



Ils préparent ensemble la tenue d'un colloque sur ce thème à l'Ecole militaire le 28 avril prochain en partenariat avec, entre autres, la chaîne parlementaire.

Après le succès de la première édition, espérons que ce nouveau colloque entérinera le rapprochement de futurs décideurs afin de développer des synergies dans l'intérêt de notre bien commun : la France.

 

Pour en savoir plus et participer :

http://www.tempsdeladecision.fr/

 

Patrice HUIBAN.

Par Patrice HUIBAN - Publié dans : Soutien et mémoire
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Dimanche 13 février 2011 7 13 /02 /Fév /2011 11:18

Lexpress.fr, le 07-02-2011

 

Afghanistan: Obama assure qu'Al-Qaïda sera vaincu

 

WASHINGTON - Le président américain Barack Obama a réaffirmé qu'Al-Qaïda serait vaincu et que les talibans ne reprendraient pas le pouvoir en Afghanistan, dans une interview à Fox Television dont des extraits ont été diffusés lundi.

"Je ne peux rien avancer avec 100% de certitude mais je peux affirmer avec confiance que nos troupes ont réalisé un travail extraordinaire", a déclaré Barack Obama. "Elles sont à l'offensive plutôt que sur la défensive et nous avons entamé la transition pour permettre aux forces afghanes de prendre la relève", a-t-il ajouté.

"Je peux vous assurer que les Etats-Unis vont anéantir Al-Qaïda et que les talibans ne vont pas reprendre l'Afghanistan", a-t-il poursuivi en concédant que les talibans allaient continuer "à jouer un rôle en Afghanistan".

Lors de son discours sur l'état de l'Union fin janvier, Barack Obama avait réaffirmé son projet de commencer à retirer les troupes américaines d'Afghanistan en juillet, tout en prévenant que "de rudes combats" attendaient encore les soldats.

Par AFP

 

Le président du plus important contingent en Afghanistan est un des rares dirigeants de premier plan à avoir un discours courageux et combattif. Comme évoqué dans un article récent publié sur LeMonde.fr, l’Afghanistan est le théâtre, l’otage, d’un combat entre nos valeurs occidentales humanistes et une nouvelle forme de totalitarisme. Face à ces combattants qui ne peuvent accepter durablement notre mode de vie, nos démocraties doivent redécouvrir le courage et l’esprit de sacrifice. En conséquence, le véritable débat sur l’Afghanistan ne réside pas dans la définition d’un calendrier de retrait sans contreparties. Le véritable débat réside dans le « comment » sortir du conflit, sans lâcheté et sans abandonner la large majorité du peuple afghan qui ne veut surtout pas voir revenir l’obscurantisme au pouvoir, en dépit des nombreuses erreurs de la coalition depuis 2002.

« Vous avez voulu éviter la guerre au prix du déshonneur. Vous avez le déshonneur et vous aurez la guerre. »

« Si la guerre est horrible, la servitude est pire. »

Sir Winston Churchill.

Patrice HUIBAN.

Par Patrice HUIBAN - Publié dans : Nouvelles récentes
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